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16 choses qui ont bien changé depuis que je suis nomade digital !

Comme depuis le lancement de ce blog, le premier article de l'année sera un bilan, complété par une analyse sans concession de l'année écoulée. Les éditions 2016 et 2017 m'ont appris qu'il était important de savoir se poser, et analyser sans tabou ce qu'on a pu faire durant l'année, pour préparer celle à venir.

Mais avant de publier tout ça (j'ai un peu de travail d'écriture à faire dessus !), je te propose de finir 2017 avec une note plus légère en analysant - toujours sans tabous, of course - 16 choses qui ont changé dans ma vie depuis que je suis devenu digital nomade... Certaines sont à prendre au second degré (ou plus). Et d'autres ... pas 🙂 .

(Besoin d'une définition de ce qu'est un nomade digital ? En voici 2 de bonnes partagées il y a peu sur mon compte Facebook : ici et ici !)

1. Je ne mets plus jamais de réveil. YAY!

Je me suis encore fait la réflexion ce matin en me levant, quel PIED de ne plus jamais mettre de réveil ! Ou presque. Car ça m'arrive encore parfois. Quand je prends l'avion notamment. J'ai beau avoir décidé il y a un bon moment de cela de ne plus jamais prendre l'avion tôt le matin, parfois, il n'y a pas le choix...

J'ai toujours détesté me réveiller au son d'un réveil. Systématiquement il y a cette sensation de ne pas avoir fini sa nuit. Et systématiquement il y a cette agression sonore que représente la sonnerie du téléphone (un peu atténuée quand c'est une radio qui se déclenche à la place, mais bon...).

Du coup, désormais, je m'arrange pour que tout ce que j'ai à faire dans la journée démarre à des heures où je suis certain d'être réveillé, et de bonne humeur. Concrètement, ça veut dire pas avant 9h ou 10h du matin.

Bref. Plus de réveil = bonheur absolu 🙂

2. Finis les transports, je bosse de chez moi. Tous les jours !

N'en déplaise aux amis de Hub-Grade, spécialiste du Co-Working et qui m'ont donné une belle occasion de parler de mon mode de vie nomade au cours d'une récente interview (voir plus bas), je travaille quasi exclusivement de chez moi.

Après tout, si j'ai quitté mon boulot, et les transports qui allaient avec, ce n'est pas pour remplacer le transport vers le boulot par un transport vers un co-working, huh ! Donc oui, ça a forcément quelques désavantages (vie sociale, faut trouver des alternatives du coup), mais j'ai appris à aimer bosser seul et de chez moi.

Et à apprécier de reprendre le contrôle sur ces heures perdues dans les transports 🙂.

3. J'ai appris à trouver des choses à faire quand Internet ne fonctionne pas...

Forcément. Qui dit vie nomade, dit situations parfois un peu compliquées côté internet !

Je ne compte plus les Skype annulés, les pages perdues car non sauvegardées avant une coupure ou les désillusions en réalisant que le Airbnb ou l'hôtel que tu as réservé n'a en fait pas du tout la qualité annoncée et qu'il va falloir composer avec plusieurs jours de pas ou peu d'internet...

Mais vraiment, on s'y fait. J'ai donc appris à accepter que chaque coupure internet (ou endroit avec une connection mauvaise) est une bonne excuse pour ... me couper d'internet !

Quelques heures ou quelques jours, c'est toujours ça de pris pour retrouver le goût d'activité NON liée à mon ordinateur comme la lecture, le sport, ou du temps à passer avec des gens NON virtuels 😀 !

4. Il paraît que ma barbe a un peu poussé.

Et les rides aussi... Il paraît.... Mais ça ça n'a rien à voir avec le fait d'être nomade. Je crois !

Anecdote amusante, il y a quelques mois, un lecteur du blog m'a demandé si pour être considéré comme un VRAI nomade, il fallait avoir une barbe et des tatouages.

N'étant pas certain de s'il s'agissait d'un question sérieuse ou non, dans le doute, j'ai répondu que OUI, bien entendu... !

Une publication partagée par Kévin (@ruzeone) le

PS : 50% du temps, ma barbe est quand même plus entretenue que sur la photo. 50% du temps. Environ... 

5. J'ai appris à voyager seul ... et à être moins timide !

Ceux qui m'ont connu AVANT que je devienne nomade le savent, je suis plutôt du genre très réservé. Et pas trop à l'aise quand il s'agit de prendre la parole en public, ou même simplement d'aller vers un groupe d'inconnus pour entamer une discussion...

Nul doute que les choses ont un peu changé ! Pas vraiment un choix conscient, mais une transformation naturelle, et logique ! J'ai appris qu'en voyage, tu n'es en réalité seul QUE si tu choisis de l'être. Et que le monde est rempli de personnes prêtes à partager un café, une discussion ou même un bout de voyage avec toi, dès lors que tu t'ouvres à ces opportunités.

Devenir nomade, voyager, me confronter à des cultures, des langues et des personnes différentes m'a donc appris à prendre confiance en moi, et à être plus à l'aise quand il s'agit de rencontrer des gens. J'ai même osé donner mes premières conférences cette année ! 

PS : si voyager solo te fait peur, jette un oeil aux bouquins de Michael de Traverser La Frontière (lien non affilié). Des petites pépites, très réalistes et bourrées de conseils pratiques pour se lancer dans le voyage en solo.

6. J'ai du ré-apprendre à prendre de VRAIES vacances...

Comment expliquer ça sans déclencher des vagues de "Nan mais le mec quoi... il voyage tout le temps et il vient nous dire qu'il a du mal à prendre des vacances ???"...

Bon. Le truc c'est que voyager souvent ne veut pas dire être en vacances. Et s'il y a bien une chose que j'ai du mal à faire au quotidien, c'est de ne PAS travailler. C'est parfois pas grand chose : une réponse à un email, un coup d'oeil aux statistiques, une retouche sur un article ou l'une des 270 actions de ma to-do liste.... 

Du coup, certes, je ne travaille pas beaucoup (quelques heures par jour au grand maximum), mais j'ai tendance à travailler tous les jours. A des heures pas forcément "normales" (mais après tout, tu n'es pas nomade pour faire les choses normalement), et même le week end. 

Le genre de choses que tu ne fais JAMAIS (sauf si tu y es obligé.e) quand tu bosses en entreprise (les soirs, week-ends et vacances, c'est sacré !). Quand j'étais employé, mes vacances étaient planifiées plusieurs semaines ou mois à l'avance. Et lorsqu'elles arrivaient enfin, il était clairement hors de question de faire autre chose qu'en profiter pleinement.

Mais du coup, depuis que je suis nomade, et à mon compte, les vacances, c'est moi qui décide quand elle arrivent. Et je dois reconnaître Alors OUI, j'ai du ré-apprendre à prendre de VRAIES vacances. C'est à dire organiser durant l'année des jours et semaines où je laisse totalement mon ordinateur de côté, pour profiter 1) du lieu où je me trouve et 2) des personnes avec qui je suis.

La meilleure solution que j'ai trouvée ? Partir camper dans des endroits où clairement mon ordinateur ne serait d'aucune utilité 😀 . Je m'organise donc chaque année désormais pour prendre plusieurs semaines 100% OFF pour partir camper, et revenir aux basiques de la vie !

7. Je me pose plein (trop ?) de questions existentielles...

La plus récurrente étant de savoir si ce que je fais au quotidien a un sens ou pas. Je n'ai toujours pas la réponse. Mais ce n'est pas grave. Je considère que c'est une chance d'avoir l'opportunité même de se poser ce genre de question.

Trop de personnes n'ont pas le temps de se poser cette question. Absorbées par leur quotidien. Dépassées par leur environnement. Dirigées par leur système.

Ma vie de nomade me donne beaucoup d'opportunités de passer des moments ... à ne rien faire. Et c'est dans ces moments que surgissent ces questions. Pourquoi ? Comment ? Qui ? Où ? Si ces questions me faisaient peur au début, désormais je les accueille avec bienveillance.

Elles sont la preuve que j'ai la chance de pouvoir prendre du recul sur ma vie. Et ce recul permet de faire des ajustements. Petit à petit, pour se rapprocher peut-être un jour d'une réponse à la grande question du sens 🙂 .

8. J'ai appris à dire NON. Et à faire ce que j'aime.

J'ai appris que dire NON est souvent plus difficile que de dire OUI. Mais que les retombées d'un NON valent souvent 10x plus que celles d'un OUI.

Non à une invitation à sortir si tu ne t'en sens pas l'envie.
Non à une faveur, même d'un proche, quand tu ​ne te sens pas en mesure d'y répondre.
Non à une demande d'un client quand tu n'as pas de temps à y consacrer.
Non à un contrat qui ne te "correspond pas", même si l'argent qui va avec fait baver.
Non à une opportunité qui semble bonne sur le court terme, mais t'éloigne de ton objectif long terme (leçon de mon livre préféré de l'année : Essentialism (lien non affilié)).

Apprendre à dire NON aux autres, c'est apprendre à TE respecter. Essaie, et dis m'en des nouvelles !

9. On me demande des conseils voyage sur des pays où régions où je ne suis jamais allé.

"Si tu as voyagé ou vécu à tel endroit, tu connais peut-être celui-ci ?"

Que dire de plus ! Mais du coup, ça m'aide à remplir ma liste de destinations à visiter, histoire de pouvoir répondre à ces questions un jour 😀 .

10. J'ai changé d'avis sur les Américains (entre autres).

Le message ici est que le voyage est une des meilleures façons de changer la façon dont on aborde les gens et les cultures.

Que ce soit via mes années en Asie, à apprendre la patience face aux (grosses) différences culturelles, ou lors de mon récent séjour aux Etats-Unis où j'ai découvert que la plupart de mes clichés sur les Américains étaient ... vrais, mais que ces clichés ne représentaient qu'une infime partie de ce que j'avais à découvrir de riche sur place, voyager m'a appris à changer ma façon de voir et agir.

Avoir des aprioris, avoir des clichés en tête n'est pas un souci. On en a tou.te.s. Mais il est important d'être capable de faire la part des choses entre ce qu'on s'est mis en tête, de ce qu'on a pu nous raconter, et ce qu'on peut expérimenter sur place.

Voyager m'a appris  à être plus ouvert. Plus tolérant. Plus patient. Plus à l'écoute. Plus juste (je l'espère). Le voyage est une école. J'y apprends beaucoup, et quand je rentre en France, j'essaie désormais de partager ce nouveau savoir avec mes proches ou auprès des gens que je croise.

11. J'ai plus souvent la d****** que le rhume...

Sans tabous on a dit... Et il faut savoir que la vie de nomade n'est pas toujours de tout repos pour l'estomac... 

Entre les intoxications alimentaires, les déshydratations et les autres problématiques digestives liées à la consommation d'eau ou d'aliments auxquels mon corps n'est pas toujours habitué, je dois reconnaître que ces dernières années, j'ai beau avoir presque dit adieu au rhume (que j'attrapais souvent en étant en France),  son remplaçant principal n'est pas forcément bien plus sympa !!

Bref, conseil de nomade : en voyage, emmène tes pilules !

12. J'ai appris à vivre & voyager léger. Très léger.

Mois après mois, mon sac devient plus léger ! Il est loin le temps où je partais avec 30 kilos de bagages et des rechanges à ne plus savoir quoi en faire "au cas où" ! Désormais, place à l'efficacité. 1 sac de voyage et 1 sac à dos pour le quotidien. 

J'ai appris à faire le tri, et "choisir" ce dont j'avais réellement besoin, et ce que j'emportais par habitude, ou par "anxiété" de manquer de quoi que ce soit. Un processus de minimalisation du contenu de mon sac à dos qui influence finalement au quotidien ma vision des possessions matérielles. Car après tout, à quoi bon posséder des choses qui ne rentreraient de toute façon pas dans mon sac ?? 🙂

Astuce pour alléger ton sac : après chaque voyage, je déballe mes affaires et mets de côté ce qui ne m'a PAS servi. Cela me force, à minima, à me poser la question de l'utilité de reprendre cet habit ou accessoire pour mon prochain voyage. Et si cela se renouvelle, à le mettre de côté, et donc diminuer la charge !

13. Au niveau relationnel, j'ai appris que c'était à moi de faire des choix...

J'aurais pu appeler cette section "j'ai appris à foirer des relations amoureuses". Mais j'ai décidé de maximiser les formulations positives dans cet article 😉 . Du coup ... j'ai appris que c'était à moi de faire des choix !

C'est une question qu'on me pose très souvent. Et qu'on m'a même posé en live durant ma participation au Nomad Day (après midi de conférences sur le nomadisme) l'an dernier. "Comment gérer une relation amoureuse quand on est nomade ??".

Ma réponse aujourd'hui, c'est que tout est une question de choix. Et qu'il est vrai que la vie de nomade pousse parfois à mettre de côté la notion d'engagement ou de stabilité (des éléments nécessaires à la construction d'une base saine et solide dans toute relation), au profit de l'aventure, du changement perpétuel et de la "liberté absolue".

J'ai donc appris que tout était une question d'équilibre. 

Et que le 100% nomade en mouvement perpétuel n'était pas compatible avec une relation suivie (à moins de tomber sur une nomade !!). Avoir la liberté de bouger n'est pas donné à tout le monde. Et j'ai longtemps décidé de profiter pleinement de cette liberté, quitte à exclure (plus ou moins volontairement) toute personne ne pouvant me suivre dans mes pérégrinations. 

Mais avoir la liberté de bouger implique aussi d'avoir la liberté de rester. J'ai donc appris que "rester" ne voulait pas dire "renoncer" à quoi que ce soit. Mais plutôt que rester pouvait aussi être la première étape vers un mouvement partagé.

Maintenant que j'ai appris ça ... il ne me reste plus qu'à l'appliquer 😉 .

14. Mon franglais est...

Horrible. Mes excuses auprès de toutes les personnes qui subissent cette atroce habitude de glisser des mots en anglais (ou semi-anglais) dans des conversations en Français.... 

OUI, vous avez le droit de me reprendre quand ça arrive. Je ne le prendrai pas mal !

15. J'ai appris à raconter mon histoire en quelques minutes. Mais je ne sais toujours pas expliquer mon métier !

100 fois ? 200 fois ? Je ne compte plus les fois où j'ai eu l'occasion de répondre aux questions (souvent les même d'ailleurs) sur mon parcours, ce qui m'a amené à devenir nomade et ... ce que je fais dans la vie !

J'ai réussi à rôder la réponse à la première partie de la réponse. Mais pour la seconde, je galère encore... Apparemment éditeur de site internet, ou affiliate marketer c'est pas très très abordable. Et la version "Je créé des sites internet, mais non, je ne suis ni développeur, ni rédacteur, ni designer" a tendance à laisser mes interlocuteurs.trices confus.es... 

Du coup, si TU as compris, et que tu as une idée, je suis preneur 🙂 !

16. J'ai ouvert un compte Instagram pour poster des photos énervantes...

Finissons sur un classique ! C'est comme la barbe et les tatouages, si t'as pas de compte Instagram pour poster des photos bien relou pour tes potes et ta famille qui se les caillent en France, es-tu VRAIMENT un.e nomade ? 😉

Crédit photo - sarahmallier.fr

Sur ce, je te souhaite d'excellentes fêtes, et te dis à l'année prochaine pour le bilan 2017 et les projets 2018 ! 

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