J'ai plusieurs fois publié sur ce blog ou via ma page Facebook à propos des succès obtenus lors de récentes opérations d'obtention de liens vers mes propre sites (aka opérations outreach).  Mais avant d'arriver à ces résultats, je suis passé par quelques échecs, dont certains assez cuisants !

J'aime à croire que mon étude de cas avancée sur la mise en place d'une opération de relation presse est une source riche en informations concrètes pour mener les tiennes avec succès. Mais il faut avouer que parfois, ce sont aussi les trucs qu'on loupe qui nous permettent d'apprendre et d'améliorer son processus de travail !

Alors pour changer un peu, je te propose aujourd'hui de revenir sur 4 fois où j'ai complètement planté mon opération outreach. Et d'en tirer quelques leçons qui te seront utiles pour ne pas faire les mêmes erreurs 🙂 !

Échec #1 - Où comment se planter à cause d'informations NON mises à jour...

Cet échec là est probablement mon plus douloureux.

Pas aussi "violent" que le numéro 4 de cette liste (cet effet putaclic.... j'ai presque honte :p ), mais sans aucun doute celui où je me suis le plus recroquevillé sur mon siège de bureau à espérer que jamais, jamais, jamais je ne retomberai sur la journaliste que je venais d'avoir au téléphone....

Sur le papier, tout était pourtant TOP, et j'avais VRAIMENT bon espoir de faire une belle moisson de liens vers mon site avec l'opération à venir.

  • Le site : un site dans le domaine canin 
  • Le sujet : la liste des plages autorisées aux chiens, par région, et sous forme de belles petites infographies faciles à partager et publier.
  • La saisonnalité : lancement des premières salves d'emails de promotion 1 mois avant les vacances.
  • L'audience cible : presses locales, offices de tourisme et sites d'hôtels / camping, etc dans les régions ciblées.

Pour cette opération, je m'y étais pris à l'avance, et j'avais vu... grand. Un peu trop grand d'ailleurs, puisque voulant frapper vite et fort, j'avais fait réaliser l'intégralité des infographies avant même de lancer la première salve d'emails.

On parle donc de suite de quelques centaines d'euros de budget et plusieurs heures de travail pour 1- créer l'article, 2- créer le listing, 3- collaborer avec un infographiste pour les visuels et 4- créer la liste des contacts à qui envoyer le sujet.

Pour raccourcir un peu l'histoire, dès le PREMIER jour de promotion de mon article, je reçois un email de la part d'une journaliste d'un groupe de presse bien connu (qui bosse aussi à la télé), m'informant qu'ils adorent le sujet, mais qu'ils doivent faire quelques recherches en plus avant de donner suite. Rendez-vous est donc pris sous 24h pour parler de vive voix.

Excitation maximale .... de courte durée. 24h après, j'ai la journaliste au téléphone, qui en l'espace de 10 secondes m'explique que la quasi totalité de mes données sont absolument fausses, que c'est incroyable de faire un travail aussi bâclé, et que je lui ai donc fait perdre son temps pour rien.

OUCH !

S'en est suivie une discussion plus calme, où j'ai pu lui expliquer la méthodologie suivie, et où nous avons pu ensemble identifier l'erreur commise de mon côté, mais le mal était fait, et le sujet n'a bien entendu pas été relayé.

Ni par cette journaliste, ni par personne d'autre ! Car j'ai de moi même décidé d'arrêté l'opération pour éviter de subir des retours similaires et de pourrir totalement la réputation de mon site (et la mienne...).

Bon et qu'est ce que j'avais loupé alors ? Et bien il s'avère que les informations collectées, pourtant croisées sur 2-3 sites différents, n'étaient en effet plus du tout à jour suite à de nouveaux arrêtés préfectoraux pris dans plusieurs des régions ciblées !

La journaliste avait (chose que j'aurais du faire...) pris le temps d'appeler plusieurs mairies pour vérifier les infos fournies, et a donc vite fait réalisé que celles-ci n'étaient plus à jour. 

Par la suite, des articles sont même sortis dans plusieurs départements pour dénoncer cette évolution peu favorable aux propriétaires de chiens. Une fin assez ironique quand on sait que mon communiqué de presse mettait à l'origine en avant la belle ouverture d'esprit du département X au sujet de l'accès aux plages publiques pour les propriétaires d'animaux de compagnie.... 🙁

La leçon à retenir !

Vérifie TOUJOURS plusieurs fois la source de tes informations, et croise-les pour être 200% certain.e que ce que tu vas publier est véridique et prouvé ! Et si tu parviens à identifier la SOURCE détenant l'info originale, CONTACTE-LA pour vérifier que les publications à ce sujet sont toujours d'actualité...

Rien de pire que de se faire renvoyer dans ses 22 pour avoir mal fait son travail de recherche en tant qu'éditeur de site....

Par la suite, j'ai pris la décision de mettre la collecte d'informations en tête de mes priorités lors de la réalisation d'une opération. C'est désormais la phase qui me demande le plus de temps, mais elle est vraiment CRITIQUE !

Pour ma dernière opération, j'ai même poussé cette histoire d'obtention de données solides à l'extrême en allant m'associer directement avec un organisme d'enquêtes réputé en France ! Une solution qui a un coût, c'est certain, mais qui m'a permis d'accéder à des données vraiment exclusives et 100% qualitatives pour mon site.

Pour être accompagné sur ce type de campagne presse, tu peux me contacter par email en m'expliquant comment je peux t'aider.

Échec #2 - Un sujet viral n'est pas forcément un sujet "linkable"

Vrai. Il y a une grosse différence entre un sujet qui fait réagir (positivement ou non) et un sujet qui attire les créateurs de liens. Et j'en ai fait l'expérience il y a peu, lors de la promotion de l'un des articles parus cette année sur le blog (celui-ci).

Pourtant, encore une fois, tout semblait réuni pour obtenir des relais intéressants ! 

Mais si les réseaux sociaux ont adoré le sujet (400+ partages en l'espace de 48h), et les profils de ces 30+ webpreneuses, les médias contactés (pourtant la plupart féministes ou ayant mis en avant des sujets liés à l'entrepreneuriat féminin) n'ont montré absolument AUCUN intérêt à la publication d'un article à propos de ces portraits.

Rien qu'en écrivant ces lignes, je VISUALISE l'erreur commise. Toi aussi ?

Eh oui. Un sujet viral n'est pas forcément un sujet linkable (comme l'annonce le sous-titre 🙂 ). Le problème de cet article, c'est qu'il n'offrait aucune valeur LIEN. Il disposait sans aucun doute d'une valeur virale (surtout pour toutes les lectrices - et lecteurs - concerné.e.s par le sujet), mais aucun journaliste ou éditeur de site sur la thématique n'y a vu un intérêt de réécriture d'un article permettant de promouvoir le mien.

Plus simplement : ces 30 portraits étaient géniaux, personne n'a dit le contraire, mais personne n'a trouvé intéressant de rédiger un AUTRE article sur son site pour mentionner le mien. 

La leçon à retenir !

Pour qu'un article soit relayé avec un LIEN vers celui-ci, il doit offrir une information justifiant la création d'un contenu sur le site créateur de lien.

Il aurait par exemple fallu créer un support EN PLUS, qui devienne partageable pour les sites contactés. Quelque chose qui incite les créateurs de liens à avoir envie de parler du sujet.

Sur ce contenu précis, un graphique permettant de visualiser les statistiques de l'entrepreneuriat féminin en France ou une vidéo spécialement créée pour l'occasion pour dénoncer le trop faible pourcentage d'intervenante de sexe féminin dans les conférences web en France auraient pu être des idées justifiant de relayer mon article, non plus pour les portraits en eux-même, mais pour la donnée exclusive mise à disposition au sein de celui-ci.

Leçon à retenir pour une possible version 2018 🙂 .

PS : merci encore à vous tout.e.s qui avez participé et relayé cet article. Je tiens à préciser que l'article n'a pas été créé dans un but marketing, mais bien dans le but de faire parler d'un sujet qui me tient à coeur. Il est donc vrai que MON travail en AMONT pour en faire un contenu digne d'être linké n'a pas été optimal. Je me suis plus concentré sur son message que sur son potentiel marketing. Et avec le recul, je me rends compte qu'il aurait peut-être fallu associer les 2 pour démultiplier son potentiel viral final et faire encore plus de bruit pour ces webpreneuses !

Échec #3 - La saisonnalité compte. Vraiment.

Nouvelle thématique, la santé, et nouvel échec. 

Cette fois-ci il m'est impossible d'en dire beaucoup sur le sujet et l'opération en question car cela me forcerait à dévoiler l'un de mes sites les plus importants. Chose dont je me garderai à ce stade :-).

Mais je vais faire en sorte de t'en dire un maximum quand même. L'opération était planifiée juste avant l'été. Plusieurs lectures faites au cours des semaines AVANT de lancer l'opération m'avaient poussé à réaliser une infographie permettant en un coup d'oeil d'identifier certains maux spécifiques qu'on pouvait rencontré au quotidien, et les solutions "rapides" qu'on pouvait mettre en place pour aller mieux.

Dans le but de rentre le sujet plus "saisonnier", mon équipe et moi avions décidé d'y ajouter une petite touche estivale, avec des recommandations purement liées à la chaleur et le départ en vacances.

Comme à chaque fois, une fois l'article rédigé, publié, et l'infographie prête, nous avons attaqué la partie promotion auprès d'une liste de sites identifiés comme susceptibles d'être intéressés par le sujet. En l'occurence, beaucoup de sites dans l'univers PARENTS / ENFANTS.

Les emails partent. Et... échec. 1 ou 2 retours plus tard, il est clair que le sujet n'intéresse PAS notre audience. J'ai loupé un truc dans mon analyse...

La solution m'est finalement fournie, sans le savoir, par Facebook, qui au cours des jours qui suivent pousse dans mon feed plusieurs fois la même infographie publiée par un site dédié à l'univers enfants.

Une infographie, qui après recherche aura été partagé plusieurs MILLIERS de fois, et aura littéralement enflammé la sphère parentale sur les réseaux sociaux ET sur les blogs (pas d'erreur, le sujet n'était pas QUE viral, il était AUSSI super intéressant à publier sur n'importe quel site !).

Le sujet en question ? La noyade sèche...

CE sujet était 100% saisonnier.
CE sujet était 100% adapté à l'audience parentale.
CE sujet était VRAIMENT critique, viral, tout ce que tu veux...
CE sujet a fait un carton (voulu ou non par l'auteur de l'infographie initiale).

Et le mien ? Nada. Même si les infos fournies étaient pertinentes, que l'infographie était propre, et le sujet relativement intéressant, il n'était juste PAS assez saisonnier. Et encore moins quand promu auprès d'une audience de parents très à l'écoute à ce moment de l'année des sujets liés à la santé de leurs enfants.

La leçon à retenir !

Il y a certains moments de l'année où il ne faut pas chercher à faire dans la nouveauté... Et simplement se calquer sur ce qui fait parler / réagir !

Dans mon cas, j'ai cherché à créer une infographie sur un sujet générique, et à y mettre une TOUCHE de saisonnalité. Cette TOUCHE n'était pas suffisante. Et face à des sujets plus spécialisés, 100% liés à l'été, et 100% liés aux enfants / parents (qui étaient ma cible...), forcément, je me suis cassé les dents !

Le sujet n'était pas forcément MAUVAIS, mais il n'aurait pas dû être choisi pour une opération en CETTE SAISON et auprès de CETTE AUDIENCE. 

Aujourd'hui, je connais de mieux en mieux les sujets qui fonctionnent par saison pour les thématiques dans lesquelles je travaille. Et je joue de moins en moins aux devinettes avant de lancer une opération.

Certaines sont même planifiées du coup plusieurs mois en avance, que ce soit pour mon site, ou celui de clients, afin de se caler sur la BONNE saison, ou le bon événement qui permettra de faire effet levier et de maximiser me potentiel viral + linkable du contenu produit !

Échec #4 - Connais ton audience pour éviter qu'elle ne t'envoie balader !

Cette campagne là remonte à presque 3 ans. Je dois avouer qu'à l'époque, je démarrais dans les opérations d'outreach, et j'étais bien loin des processus mis en place aujourd'hui pour optimiser mes résultats !

Il me semble d'ailleurs que j'avais parlé de cet échec dans un de mes articles liés à mon étude de cas publique sur un site créé dans le domaine canin (oui oui le site existe toujours, et continue doucement mais sûrement sa croissance malgré le peu de temps passé dessus).

Mais pour cet article, revenons en détail sur les raisons qui m'amènent à qualifier cette campagne d'échec total. Et cuisant. Le plus "violent" même, en termes de réaction de mon audience cible ! Et pour cause...

2014 donc. Je viens de finir mon site dédié aux accessoires canins, et je décide de lancer ma première campagne d'obtention de liens pour envoyer un peu de jus au site.

Celui-ci est encore à ce moment MONO silo, et donc 100% du contenu est dédié ... aux colliers anti-aboiement... (je sais je sais, parfois quand on fait que du SEO, on oublie un peu ce qu'il y a derrière la thématique abordée... et on le paie cash...).

Mon outreach est somme toute "solide". Il s'agit d'une proposition à rejoindre un listing d'éducateurs canins organisé par région publié sur mon site. Gratuitement, simplement en échange d'un lien vers la page en question.

Pour maximiser les résultats, et obtenir le plus de liens le plus vite possible, j'avais en amont réalisé un fichier excel avec près de 400 contacts. Le tout lié à GMASS, et hop, en quelques minutes, je commençais à blaster ma liste !

BOUM. J'étais assez content de moi à ce stade, je dois le reconnaître. Mais j'ai vite perdu le sourire. Dès les premiers retours, je me suis littéralement fait INCENDIER. Et pas poliment ! Pour 2 excellentes raisons, toutes liées à une absence totale de connaissance de mon audience cible...

  • Premièrement, le fait que mon site porte sur les colliers anti-aboiement était absolument inhumain, inadmissible, digne d'un vrai en**** (et j'en passe...) et il était donc hors de question pour la plupart des éducateurs contactés d'être associés à un site de la sorte (et si l'un d'entre vous me lit aujourd'hui, sachez que je suis D'ACCORD...)
  • Deuxièmement, j'ignorais totalement à quel point la communauté des éducateurs canins est liée. Groupes Facebook privés, associations, etc... Un grand nombre des contacts de ma liste se connaissaient, et il n'a donc pas fallu longtemps avant que mon email de démarchage n'atterrisse dans des groupes Facebook avec des questions sur "qui est ce mec ?". Ca je m'en suis rendu compte lors de ma première relance (automatisée... aussi une erreur ici car elle n'a fait que retourner le couteau dans la plaie avant que j'agisse) qui a entraîné une nouvelle vague de message haineux m'informant que mon "SPAM" avait été partagé sur Facebook (entre autres) et que je pouvais donc toujours rêver pour obtenir de l'aide de qui que ce soit....

Yep. Je t'avais dit que celui-ci était particulièrement cuisant !

Je ne me suis pas laissé démonter pour autant, et après avoir modifié le site pour y ajouter en urgence une page d'accueil "générique", et quelques pages pour noyer le contenu sur les colliers, la suite de l'opération s'est UN PEU mieux passée et j'ai réussi à obtenir quelques liens d'éducateurs ayant accepté de jouer le jeu.

Mais le mal était fait, et 1- le contenu original de mon site m'a fait perdre de NOMBREUX partenaires potentiels à ce moment là, et 2- l'emailing massif et non personnalisé sur une audience très "proche" a par la suite rendu difficile toute approche liens ou partenariats...

Les leçons à retenir !

Elles sont assez claires je crois, non ? Pour mener une opération à succès, tu DOIS connaître ton audience cible. Tu DOIS savoir ce qu'ils aiment, et ce qu'ils détestent. Pour éviter de leur offrir la seconde 😉 .

Ok, pour le second élément, il n'était pas forcément facile de savoir que de nombreux éducateurs de ma liste se trouvaient dans le même groupe Facebook. Mais j'aurais au moins pu diminuer le niveau de haine en rédigeant des emails un peu plus personnalisés (sauf que 400, voilà quoi.... :p ) afin de m'éviter l'appellation de spammeur. 

Pour le premier élément, je n'ai aucune excuse. Et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui j'insiste toujours fortement avec chacun de mes clients pour qu'avant TOUTE opération d'outreach, un certain nombre de mesures soient prises pour garantir la bonne IMAGE du site.

La page d'accueil bien sûr du coup, mais aussi d'autres éléments tels que l'absence de pop up ou publicités sur l'article à promouvoir ET la page d'accueil, ou l'existence d'assez de contenu sur la thématique pour ne pas être associé à UN SEUL contenu présent sur le site.

En conclusion...

En conclusion, préparer une bonne opération d'outreach pour son site c'est du boulot et il y a toujours des éléments qui peuvent entacher son succès. Même quand on pense avoir TOUT bien analysé, on réalise parfois plus tard qu'on a loupé un élément crucial...

Cela peut arriver, cela m'arrivera sans aucun doute encore dans le futur, et cela t'arrivera probablement aussi. Mais après la lecture de cet article, j'espère que tu ne vas pas te démotiver, et plutôt y trouver quelques conseils à utiliser pour ne pas faire les mêmes erreurs que moi 🙂 .

Seule l'expérience permet de se rôder sur un site, une thématique, et de doucement mais sûrement devenir un "expert" dans la promotion de ton site. Si ta première campagne ne rapporte QUE quelques liens, enjoy ces quelques liens ! Et pour la prochaine, ajuste pour améliorer les performances. 

D'ailleurs, si tu as quelques "erreurs" à partager, pourquoi ne pas les poster en commentaire pour me dire comment TU as identifié des failles à tes premières opérations et réussi à améliorer les suivantes ?

A très vite !


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