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Acheter & Vendre un site : le guide (plus que complet) du débutant.

La semaine dernière, j'ai vendu mon tout premier site. 

​Pas mon premier site clé en main, ça c'est un autre projet sur lequel je reviendrai plus tard. Non, en fait j'ai RE-vendu un site. 9 mois et demi exactement après l'avoir acheté.

C'est le tout premier site que je ne monte pas moi-même de A à Z, et c'est donc mon tout premier site "flippé" (acheté, optimisé, revendu).

Acheté en Octobre 2015 pour 958,00€ (j'inclus le transfert de nom de domaine qui m'a coûté 8,00€ et les travaux de création de bannières dont je parlerai plus tard à hauteur de 50,00€), la vente a été validée fin Juillet 2016 pour 1 800,00€.​ En compilant les revenus générés, c'est donc un ROI positif de 271% réalisé sur la période.

Et aujourd'hui, je te propose de décortiquer cette expérience (nouvelle pour moi), et de partager avec toi ce que j'ai appris dans l'histoire, ce que j'ai "réussi", mais aussi et surtout ce que j'aurais pu mieux faire. 

Disclaimer : je ne suis absolument pas un expert de l'achat / vente de site, ceci étant ma toute première expérience, et je suis ravi qu'elle ait été concluante. Cet article n'a donc pas vocation à être le "guide ultime de l'acheteur / revendeur de site" (même si c'est sans conteste l'article le PLUS LONG jamais paru sur ce blog...), mais simplement de partager en toute transparence mon retour d'expérience et de grouper tous les conseils que j'ai pu lire et appliquer au cours de cette opération.

C'est aussi pour cette raison que j'ai le plaisir (et la chance) d'accueillir plusieurs experts de l'achat / vente de site dans cet articlequi ont accepté de venir partager leur expérience avec moi, et avec toi, via leurs commentaires avisés. Merci à eux !​

Les résultats chiffrés

Je sais bien que ce qui t'intéresse d'abord, c'est de voir des chiffres. Classique, et pas de jugement, c'est aussi ce que j'aime voir en premier quand je lis une étude de cas. LES PREUVES.

Les preuves que la suite de cette étude de cas est bien basée sur des chiffres réels et concrets 🙂 .
Alors c'est parti !​

First things first, le résumé des revenus réalisés via Amazon entre l'achat et la revente du site :​

POUR GAGNER DE L'ARGENT SUR LE WEB
CE N'EST PAS LA TAILLE QUI COMPTE

Télécharge ma liste de 11 actions pour apprendre à créer des sites de niches qui génèrent des ventes sans avoir besoin de beaucoup de visiteurs.

tendance amazon

Et le détail par mois (je sais, pas un tableau très sexy, mais ça fait le boulot !).

revenus amazon mois par mois

Au moment de l'achat, la moyenne des revenus mensuels des 4 mois écoulés était de 15,00€, réalisés via Amazon et Zanox.

Le mois d'octobre correspond au mois d'achat du site, où il m'a fallu un peu de temps pour updater tous les trackings. Dès le mois de novembre, des optimisations (j'en parle plus bas) ont été mises en place.

2eme élément intéressant à observer, la courbe de trafic !

Je n'ai malheureusement plus accès à la courbe initiale (avant achat), mais la moyenne sur les 4 mois écoulés était de 1 800 visiteurs uniques par mois selon mes échanges avec le vendeur.

courbe trafic

Un pic est naturellement survenu peu de temps après l'achat grâce à la période de Noël (le trafic a littéralement fait x3 entre Octobre et Novembre), et a continué de grimper en Décembre, avant de redescendre après les soldes, pour se stabiliser depuis plusieurs mois autour de 4 000 - 4 500 UV

Enfin, dernier élément intéressant (car je vais le ré-utiliser plus bas dans les raisons pour lesquelles j'ai choisi d'acheter ce site), au moment de l'achat du site, celui-ci se positionnait selon aHrefs sur 367 mots clés.

Aujourd'hui, ce même outil annonce que 3 888 mots clés génèrent du trafic vers le site (chiffres France uniquement), dont 355 positionnés en 1ere page sur Google.

Pourquoi avoir choisis CE site (et comment analyser un minimum son futur investissement) ?

Ce site est très particulier, car j'avais la chance de connaître non seulement son créateur, mais d'avoir en plus "formé" celui-ci à la création de site... Difficile de faire plus "clean" donc au moment d'analyser et faire confiance à la personne à qui on va transférer de l'argent sous peu !

Mais voici de manière plus globale les éléments que j'ai cherché à prendre en compte, et que tu peux suivre au moment d'analyser un site sur lequel tu souhaites te positionner en tant qu'acheteur.​

Que "regarder" avant d'acheter un site internet ?

Je vais parler du prix juste après, mais avant même de se poser la question de combien coûte un site, il me semble important de se poser d'autres questions qui doivent permettre de faire le tri.

Qui est le vendeur ?

Surtout pour mon premier achat, connaître le vendeur était un élément très rassurant. Ce n'est cependant pas toujours faisable, surtout si on achète via une plateforme.

Donc 2 solutions :

  • Passer par un tiers de confiance : si tu baignes déjà un peu dans le web, tu connais forcément des gens du domaine. Et dans le domaine, tout le monde connaît des gens qui vendent des sites 🙂 . Passer par une personne à qui tu fais déjà confiance et qui peut te mettre en contact peut ainsi rassurer au moment de se lancer.
  • Passer par une plateforme de confiance : un site comme Empire Flippers (uniquement vendeur aux US à ce jour malheureusement) a par exemple construit sa réputation sur le travail de sélection des sites en vente sur leur plateforme (à la différence d'un site comme Flippa ou le tout-venant et le manque de tri sélectif rendent l'analyse toujours plus risquée). Il existe quelques plateformes d'achat / vente de site en France, mais n'en ayant testé aucune je ne saurais me prononcer dessus et n'en listerai donc pas ici aujourd'hui.

Ensuite, une fois en contact avec le vendeur, le meilleur moyen de valider sa légitimité est de... suivre les conseils de Greg et Justin 🙂 :

Avis d'experts avec Greg & Justin de EmpireFlippers.com

Spécialistes de l'achat / vente de sites et créateurs de la marketplace EmpireFlippers.


When it comes to validating a seller, the biggest thing is to make sure the seller is legitimate. There is a lot of people faking their income online, from photoshopped earnings to manipulated traffic stats.

You want to be careful and really understand these two things before pulling the trigger.

One thing we do is we physically log in to their analytics account, typically this is Google Analytics or Clicky in the case of SEOs who are extra paranoid about having anything Google related on their website.

Both of these analytics are tougher to trick, and by physically logging in we are getting rid of the photoshopped possibility that other brokers might fall for when they only require screenshots for their Letters of Intent.

Greg empireflippers.com
Justin cooke empireflippers.com

Likewise, we log into their income source account too if at all possible, for Adsense it would be their Adsense account and for an Amazon affiliate site we would log into their associates account to verify the income is coming from this specific website rather than a portfolio of websites.

Note de Kévin : des éléments qui sont "forcés" par EmpireFLippers quand on veut vendre un site chez eux. Tout ajout passe par un login automatique de son Analytics, Adsense, etc pour que les données partagées sur le site soient les plus justes / transparentes possibles.

Une mise en relation via un tiers de confiance donc, et une vérification personnelle des données fournies par l'acheteur doivent te permettre de "valider" ton envie (ou pas) de bosser avec celui-ci.

Dans mon cas : je l'ai précisé, je connaissais le vendeur, que j'ai moi même formé à la création de sites de niche. 

Le site a-t-il été pénalisé (détection d'une baisse de trafic anormale) ?

C'est la hantise de beaucoup d'acheteurs : investir dans un site qui a été pénalisé, et ne jamais le voir sortir du gouffre...

Pour vérifier rapidement si le site a été pénalisé ou non, j'utilise l'outil barracuda.digital/panguin-tool/​. Tu auras besoin des accès Google Analytics du site pour cela, mais c'est le minimum que tu puisses demander au vendeur au moment de la prise d'informations, et dans la plupart des cas ce n'est qu'une formalité (si pas d'accès analytics, tu peux déjà te dire que c'est mal engagé...).

La vérification ne prend ensuite que quelques secondes, une fois Analytics connecté, sélectionne le site que tu souhaites analyser et observe les résultats !

Dans l'exemple ci-dessous, tu vois ainsi que la chute (terrible) de trafic d'Octobre 2014 correspond au déploiement d'une update Panda. Tu peux en déduire une forte probabilité que le site ait été touché par une pénalité à ce moment là 🙂 .

exemple site pénalisé

Exemple de site pénalisé

Le processus complet de vérification de pénalité avec Panguin Tool

Forcément, si un site a été pénalisé dans le passé, son prix en sera largement impacté. Et si certains acheteurs se sont spécialisés dans l'achat de sites pénalisés, en misant sur leurs compétences pour "retirer" celle-ci après un peu de travail, si c'est ton premier site, je te conseille de rester à l'écart de ce type de sites 🙂 .

Dans mon cas : aucun souci, sans surprise, le site n'avait pas été pénalisé :).

Le profil de lien du site

Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas eu de pénalité qu'il ne peut pas y en avoir... Ce n'est donc pas une mauvaise idée de regarder ce qu'il se passe du côté du profil de lien, afin de voir si un travail de link-building propre a été réalisé, ou si au contraire c'est plutôt cracra...

Sans être un expert sur le sujet, j'utilise en général Majestic pour voir en un coup d'oeil la répartition des liens par ancre, et aHrefs pour sortir la liste des liens du domaine que j'analyse, et je passe un petit moment à regarder les éléments suivants :

  • ​La répartition des ancres : sans surprise, j'évite les sites avec trop d'ancres sur-optimisées.... (facile et gratuit à voir via Majestic).
  • Les domaines qui linkent vers le site (liste complète exportée via aHrefs) : sans être un génie, certains domaines sentent vraiment... pas bon. Si tu commences à voir trop de domaines qui te semblent spammy, c'est mauvais signe. Et même si en effet ça peut se nettoyer, pour ma part, j'évite les sites qui envoient des signaux trop incertains / négatifs. Par contre cela me rassure si je vois quelques gros domaines qui lient, et que la majorité des liens semblent "naturels".

Analyser le profil de lien d'un site avec Majestic et aHrefs

Avis d'expert avec Patrice de SitePenalise.fr

Consultant SEO


​Il faut être vigilant quand à l'analyse de profils de liens avec aHrefs, Majestic ou tout autre outil de monitoring.

En effet ces outils ne sont pas toujours fiables, ce pour plusieurs raisons :

  • 1 : le site bénéficie de liens dit "cloakés" (invisibles à ces outils). Le seul moyen de véritablement connaitre la nature du netlinking du site est de bénéficier d'un accès à la Search Console (anciennement WebMasterTools). Il faut ensuite évaluer si ces liens peuvent présenter un risque de pénalité future. Un lien cloaké n'étant pas forcément black-hat. Il est peut être juste inaccessible aux outils afin d'éviter le traçage par les concurrents du secteur.
Patrice SitePenalise.fr
  • 2 : De nombreux liens douteux ont ils été ajoutés dans le fichier de "disavow" ? Cela traduit peut être un passé trouble pour ce site. Ahrefs et Majestic ne sont pas en mesure de connaitre le contenu de ce fameux fichier de "disavow".

Il faut aussi prendre en compte la source des liens, ceux ci sont-ils placés sur un réseau (PBN) qui appartient à l'actuel propriétaire du site qui vous est cédé ? Qu'adviendra-t'il de ces liens après la transaction ? Il est impératif de s'assurer de la pérennité des liens posés.

Dans mon cas : le site n'avait quasiment pas de liens, quelques annuaires, et quelques liens de sites dans la même niche. Rien de majeur.

Les sources de trafic​ (gratuit ou payant ? organique ou referal ? desktop ou mobile ?)

C'est une des spécialités de certains vendeurs de sites monétisés par Amazon sur Flippa : proposer un site dont les revenus (et le trafic) sont artificiellement gonflés par du trafic payant (ou des bots). Et une fois le site entre tes mains, tu te demandes pourquoi il n'attire plus personne :).

Grâce à l'accès Google Analytics tu peux facilement vérifier d'où vient le trafic et te rendre compte si c'est un site qui attire des visiteurs de façon organique (qui continueront donc de venir après ton achat), ou si ce trafic est payé (et donc s'arrêtera si tu ne paies pas aussi), s'il provient de mots clés ou d'images, ou encore s'il est principalement issu du referral et donc susceptible de chuter si tu ne poursuis pas la publication de contenu sur les réseaux sociaux (par exemple).

Enfin, le fait de savoir si ton trafic est plutôt desktop ou mobile peut t'aider à évaluer le potentiel de monétisation. Même si de plus en plus de trafic est mobile, cela reste un trafic qui convertit moins bien que le desktop à mon goût (surtout sur un site amazon)​. Ce n'est pas forcément vrai dans toutes les niches, mais c'est un élément à prendre en compte dans ton analyse.

Identifier les sources de trafic avec Google Analytics

Dans mon cas : tout le trafic venait de Google, pas de risque que celui-ci chute après achat.

La qualité du trafic​ (trafic viral vs trafic intention commerciale)

Forcément, je peux pas t'écrire un article sans te répéter mon accroche favorite :

En #SEO, ce n'est PAS la taille qui compte !​
C'est l'intention commerciale...

Click to Tweet

Et ce n'est pas parce que le site que tu analyses génère beaucoup de trafic, que celui-ci sera forcément un bon investissement...

Ok, à ce stade, je vais essayer de relativiser mon analyse. En réalité, tout dépend de ce que tu cherches à faire. Il est possible que tu veuilles un site à fort trafic, ou un site qui soit principalement "alimenté" par les réseaux sociaux, etc...

Donc il convient simplement de valider que ce que tu cherches est bien ce qui t'es proposé.

Et que si tu cherches à acheter un site avec un fort potentiel commercial, tu ne te laisses pas berner par les chiffres excitants d'un site dont le trafic provient majoritairement de contenu viral et donc peu qualifié d'un point de vue intention commerciale.

Fair enough ? 🙂

Bonus : un coup d'oeil au taux de rebond peut donner une idée de la qualité du trafic. Si celui-ci est vraiment très très élevé, il y a peut-être un truc à creuser pour comprendre pourquoi le site attire du trafic mais ne retient pas les visiteurs !​

Cela peut-être car le trafic est rapidement renvoyé vers un site affilié (dans ce cas pas de souci en soi), ou alors car le contenu est de mauvaise qualité, qu'il y a un problème d'affichage, des publicités trop envahissantes, bref des éléments qui font "fuir" le visiteur et méritent donc d'être prises en compte.

Dans mon cas : tout le trafic provenait de noms de produits.​ Intention commerciale intéressante donc, car illustrant la volonté de l'internaute de s'informer sur un produit précis.

La possibilité de "rapidement" ranker sur des requêtes très commerciales

Toujours dans cette optique d'intention commerciale, j'aime regarder sur quoi ranke déjà le  site, et identifier des requêtes à forte intention commerciale (de préférence mots clés achat immédiat) sur lesquelles je pourrais TOUT DE SUITE me positionner.

Exemple : j'identifie une page qui ranke déjà sur "NOM DU PRODUIT", et je regarde si il existe une variation avec un peu de trafic qui serait dans le style "ACHETER NOM DU PRODUIT". Si c'est le cas, je sais qu'en général, en ajoutant simplement ce mot clé dans le titre + un H2, il est possible d'aller me positionner sur la requête, et donc de prendre du trafic très qualifié quasi immédiatement.

Plus il y aura d'opportunités de ce style, plus le site aura d'intérêt à mes yeux.​

Dans mon cas : ayant formé le créateur du site, ce travail était... déjà fait 🙂 .

Le travail à réaliser pour le maintenir & le faire progresser​

C'est sûrement ce que j'ai le plus mal analysé sur ce site. Le travail nécessaire à sa croissance !

Parce que c'est un point important. Si tu investis dans un site qui demande des mises à jour fréquentes, cela veut dire que cela va te forcer à y passer du temps et à dépenser de l'argent (pour rédiger les articles).

Avis d'expert avec Clément de Clementpessaux.com

Consultant SEO, expert ès Google News & en achat / vente de sites


Clément Pessaux

L’erreur principale dans le rachat de site ou de nom de domaine reste selon moi la capacité de l’acheteur à pousser le site vers le haut.

On peut facilement succomber aux charmes d’un site dont on devine le fort potentiel, mais ou oublie souvent de se poser la question de savoir si l’on a la capacité en terme de finance et connaissances pour exploiter et rentabiliser cet achat.

Exemple si vous achetez un site dont le trafic provient majoritairement de Facebook Ads, un manque de connaissance dans ce domaine pourrait rapidement plomber votre investissement. De la même manière, un manque de budget pour financer les campagnes vous plongerait au fond du gouffre.

J'aime alors mise sur un ratio de 1 à 4, ce qui signifie que si j'achète un site 1 000€, je prévois environ 4 000€ à investir en supplément pour le faire grossir !​

Note de Kévin : un ratio OK pour un "petit site", plus dur à tenir sur un gros site bien évidemment, et non applicable si tu mises sur une stratégie de maintien plutôt que de croissance.

Cela veut aussi dire que ton intérêt pour la niche devra être un peu plus... développé. Ce n'est pas une obligation, mais par expérience, quand un site demande "du travail", ​c'est plus facile de faire ce travail quand le site en question nous intéresse que l'inverse...

Au delà de la croissance, tu peux aussi analyser la charge de travail nécessaire pour simplement maintenir le site au niveau où il est. Cela peut aller de l'ajout d'1 ou 2 particles par mois, à ne rien faire du tout si le site ranke déjà bien et génère des revenus qui te satisfont !

Dans mon cas : maintenir le site ne demandait "aucun" travail. Mieux, le monétiser un tout petit mieux ne demandait qu'un tout petit peu de travail (que j'ai réalisé, j'en parle plus bas). Le faire grossir pour en faire un business majeur demandait beaucoup de travail. Trop, d'où mon choix de le revendre.

Autres éléments d'analyse (non utilisés ici, mais intéressants)

Des éléments d'analyse pas forcément effectués sur ce site, mais qui dans le cadre d'un investissement plus conséquent auraient clairement de l'importance afin de cerner au mieux le site et son environnement / potentiel :

  • ​Une analyse approfondie de la niche en elle-même : taille, tendance, etc...
  • Une analyse de la gamme de produits disponibles dans cette niche.
  • Une analyse plus poussée de QUI est mon audience et d'OÙ elle se situe (pour déterminer comment l'atteindre).
  • Une analyse des meilleurs contenus produits sur le sujets en France et à l'étranger pour identifier des sujets clés pour de l'outreach, du viral, etc...

Avis d'expert avec Fabien de Vip-agence.com

Consultant SEO


Fabien vip-agence.com

J'ajouterais 2 points d'analyse qui peuvent vite mener à l'erreur si pas pris en compte avant l'achat et qui sont :

  • La durée de vie des produits vendus. Plus le produit est périssable, plus il faudra "travailler" sur la mise à jour du site pour qu'il continue à vendre. Et quand on gère plusieurs sites, le fait de toujours devoir "courir" après les nouveaux produits pour compenser les ventes à la baisse des anciens peut vite mener à l'essoufflement !
  • ​La valeur du panier moyen et des commissions pour chaque vente réalisée si c'est de l'affiliation. On a vite tendance à penser qu'on peut "mieux" faire que le propriétaire actuel, mais si les commissions sont vraiment très faibles, doubler le volume ne suffira pas forcément à atteindre l'objectif financier qu'on s'est fixé !

Comment définir la valeur du site ?

Si ton analyse préliminaire a "validé" les éléments listés ci-dessus, alors on peut commencer à parler prix. 

Ok, tu peux demander bien avant tout ça quel est le prix de vente, après tout, si c'est pas dans ton budget rien ne sert de perdre du temps à creuser ces données, mais bref, je voulais pas parler DE SUITE du prix, mais on y vient.​

Les revenus

Si tu demandes à quelqu'un "Combien ça s'achète / revend un site", il y a fort à parier qu'on te réponde simplement "10-12x son CA mensuel". Pourquoi 10-12x ? Pas vraiment d'explication...

C'est trop réducteur selon moi, et Maximilien partage à priori mon avis là dessus :D.

Avis d'expert avec Maximilien de WebandSEO.fr

Blogger et acheteur / vendeur de sites depuis 2012.


Maximilien Webandseo

Je rachète généralement un site de niche à 20-24 mois de revenus.

Si le site n'est pas parfaitement optimisé dans les moindres détails, c'est qu'il y a encore une marge de manœuvre pour rentabiliser cet achat en moins de deux ans.

Pour booster ses gains, j'observe si le site a besoin de plus de contenus (enrichissement des pages actuelles et ajout de nouveaux articles), s'il est nécessaire d'améliorer son référencement (optimisation interne et netlinking).

Et bien sûr d'optimiser ses leviers de conversion (ajout de CTA, tableau comparatif, popup, ruban... + utilisation des bonnes régies).

Note de Kévin : arrête-toi là Max, ne spoile pas le reste de l'article !!!!!!!

Bien souvent, les sites que l'on peut racheter peuvent être facilement améliorés de ces trois manières et on peut alors espérer une rentabilité quasi assurée en moins d'un an. Cette stratégie m'a permis de rentabiliser la majorité de mes acquisitions en moins de 12 mois, on est bien loin de l'assurance vie et des livrets d'épargne :D.

Empire Flippers l'a bien compris également, et liste désormais des sites vendus à 20-25x le chiffre d'affaire mensuel, valorisant sous forme de "mois supplémentaires" des données sur lesquelles je vais revenir juste après.

Mais puisqu'on est dans la partie analyse des revenus, un mot sur ce qui est "vrai" et vaut selon moi le coup d'être analysé :

  • La moyenne
  • La tendance
  • La saisonnalitÉ
  • La preuve

Et forcément, je vais répéter ce que Justin & Greg annonçaient au début de cet article, il convient bien entendu de VÉRIFIER les chiffres fournis !

En demandant les accès Adsense, Amazon ou de toute autre plateforme utilisée pour la monétisation. Le but est d'avoir une preuve réelle des revenus annoncés pour ne pas te faire avoir.​

Revenons à mon site. Au moment de mon achat, la moyenne mensuelle des revenus, calculée sur les 4 derniers mois s'élevait à 15,00€. En multipliant par 15 cela donnait un prix de 600,00€​.

Alors pourquoi ai-je déboursé 900,00€ pour l'acquérir ?

Parce que j'ai pris en compte des éléments qui allaient au delà des revenus.​ Et notamment ceux qui suivent.

Le contenu existant

Quantité et qualité sont ici à prendre en compte. Si tu achètes un site qui dispose de plusieurs dizaines (centaines, milliers !) de pages de contenu de qualité (et encore mieux, indexées !), la valeur de ce contenu est à prendre en compte.

A l'inverse, un site aussi gros soit-ils mais dont le contenu est de mauvaise qualité, trop "fin" et donc potentiellement pénalisable à terme par Google aura moins de valeur "contenu" qu'un site où un vrai travail rédaction a été effectué.

Dans mon cas : le site comptait déjà 99 articles de bonne facture. 99 articles économisés donc...

Le design du site

Ca aussi ça compte. Et quand tu achètes un site avec un template WordPress premium et dont le "branding" a clairement été travaillé, je considère que c'est une nouvelle fois une valeur additionnelle vis à vis d'un site basique et dont le design pourrait être celui de millions d'autres sites.

Dans mon cas : un design léché, un logo créé pour le site, un code couleur pensé pour la niche. Bref, un vrai travail de création d'identité visuelle pour le site qui augmentait sa valeur perçue.

Le profil de lien (de nouveau)

J'en ai parlé avant comme d'un élément à analyser, mais plutôt dans l'optique d'éliminer un site dont le profil de lien serait "toxique". Ici, je pense plutôt à intégrer la qualité du travail de linkbuilding dans le calcul de la valeur du site.

Sur mes sites pharma par exemple, où j'ai réalisé des opérations d'outreach m'ayant permis d'obtenir des liens de sites avec une forte autorité, et dans une niche concurrentielle où obtenir de bons liens (white / grey hat) n'est pas facile, je considère par exemple que c'est un vrai PLUS pour la valorisation du site.​ 

Un travail de linkbuilding propre peut ainsi faire monter la valeur d'un site.​ Et c'est une stratégie d'opter soit pour un site qui soit déjà solide de ce côté là, ou au contraire de prendre un site où le SEO (dans son ensemble) n'est pas forcément très poussé pour avoir une belle marge de progression.

Dans mon cas : pas d'opération de linkbuilding réalisée auparavant, donc pas de valeur supplémentaire.

L'ancienneté du site

Idem, tu peux choisir de privilégier un site avec une forte ancienneté (et donc un historique poussé à analyser), qui aura probablement plus de valeur (surtout si tout est clean derrière), ou alors privilégier un site avec peu d'ancienneté, et donc (selon le point de vue), moins d'autorité, ou plus de potentiel de croissance !

Dans mon cas : ça a clairement été un des facteurs clés de mon achat ! Le fait de parier sur l'ancienneté quasi nulle du site (moins de 6 mois) et de prendre le parti que passé la barre des 8 mois celui-ci aurait un boost de ranking 100% naturel, sans action de ma part.

L'autorité du site

Un site peut être ancien, mais ne pas forcément avoir une forte autorité dans sa niche. C'est donc encore une fois un élément qui peut être pris en compte pour valoriser un site !

Pas le PR s'il te plaît, mais des indicateurs comme le site rank aHrefs, le TF (Trust Flow de Majestic) ou le DA (Domain Authority de Moz) sont des éléments souvent mis en avant pour estimer cela.

Plus l'autorité d'un site est élevée, plus celui-ci aura de facilité à ranker sur le contenu que tu ajouteras dessus dans le futur. Et donc.. ça compte 🙂 .

Dans mon cas : faible ancienneté et donc peu d'autorité.

L'existence d'une database

Si tu achètes un site et qu'on te donne avec la database de prospects / clients, tu te doutes bien que ça peut valoir BIEN PLUS que les 10-12x basiques !

Car même si le revenu actuel n'est pas très élevé, toute base de donnée d'utilisateurs est un actif intéressant. Il convient toujours d'évaluer la qualité de la base (réactivité, mode de recrutement, etc), mais si celle-ci a été constituée à partir d'une offre poussée sur le site, même si elle n'a pas été travaillée depuis un moment, elle représente une vraie valeur que tu pourras utiliser mieux que le propriétaire actuel pour monétiser ton site !

Avis d'expert avec Sébastien de LS Project

Editeur de sites


sebastien moity

J'ai tendance à privilégier les sites disposant d'une base d'emails car j'y vois 3 axes de développement / monétisation qui peuvent jouer un rôle majeur dans la rentabilité de mon investissement :

  • Forcément, toute database peut déjà être utilisée pour promouvoir ses propres produits. Soit ceux du site acheté (actuels et ajoutés par la suite), mais aussi pour pousser les offres d'un site que je possède déjà dans la même niche et pas forcément disponibles / proposées par le précédent vendeur à son audience !
  • 2ème piste, c'est le retargetting. L'acquisition d'une database est une source de données utilisables pour pousser ses produits physiques ou numériques par le biais de retargeting sur l'audience cible ou la création d'audiences similaires sur Facebook par exemple. Excellent moyen de vendre plus très rapidement.
  • 3ème opportunité apportée par la database, la possibilité de louer celle-ci, soit en direct (si équipé d'une solution d'envoi), soit par l'intermédiaire de partenaires (plateformes). Attention à bien vérifier les BAT pour ne pas pourrir sa database avec des offres trop fréquentes ou non qualifiées, mais quand ça tourne bien, c'est un bon moyen de rentabiliser son investissement bien plus vite que prévu !

Bien sûr, il faut absolument vérifier la qualité de la database, et pour cela je demande en général un accès aux statistiques des derniers envois effectués sur la base afin d'analyser la réactivité de celle-ci vis à vis des offres récentes auxquelles elle a été soumise.

Je demande également des informations sur la segmentation (homme, femme, âge, préférences). Si le vendeur ne peut pas me donner une réponse précise, la database passe en "non qualifiée" et sa valeur diminue naturellement.

Dans mon cas : pas de database.

L'existence d'une présence sur les réseaux sociaux​

Même analyse que pour la database. Une audience existante sur les réseaux sociaux se valorise, et est un plus intéressant dans l'optique de générer du trafic, des prospects, des ventes sur ton site.

Dans mon cas : pas de présence majeure.

Le potentiel​ de croissance / développement / diversification

Je balance tout ensemble car l'analyse porte vraiment sur tout.

Concrètement, quelles sont les pistes que tu identifies en termes de croissance du trafic (nombre de mots clés, de sujets à couvrir), de vente (nombre de produits disponibles dans la niche et pas encore vendus sur le site), d'opportunité de partenariats (annonceurs, ou simplement des potentiels associés), d'opportunité d'élargir ton site vers des niches parallèles, etc...

Plus les opportunités (et les lacunes, comme l'explique parfaitement Fred juste en dessous) sont vastes, plus la valeur "potentielle" du site est grande. Cela ne veut pas dire que tu dois acheter un site pour ce qu'il pourrait être au lieu de ce qu'il est à ce jour, mais tu peux le prendre en compte dans ton analyse, et accepter (ou pas) d'intégrer cette notion dans le prix d'achat.

Avis d'expert avec Fred de mon-salaire-en-slip.fr

Editeur de E-commerces, Vendeur sur Amazon & Editeur de Blogs


FREDBIS

L'idéal serait de trouver un site qui ferait presque honte à n'importe quel professionnel du web... et qui pourtant rapporte l'impensable en terme de revenu, c'est le genre de concept que j'adore : transformer rapidement des centaines d'euros par mois en milliers.

Pour que ça arrive c'est bien souvent une bonne idée mal exploitée qu'on va racheter, cette dernière à elle seule génère des revenus sans avoir à parler de SEO, Design, Ergonomie, Marketing...

Je veux des sites moches et mal conçus !

C'est comme un moteur sur-puissant dans une voiture minable, personne n'y fait attention et pourtant cette voiture déboite !

Imaginez vous exploser le CA en quelques heures de cosmétiques : un brin de SEO, un brin de Marketing, un brin de SEA et c'est la fête quasiment instantanément.

Si je devais résumer je me base beaucoup plus sur les lacunes (résorbables) d'un site que sur ses qualités.

Dans mon cas : le potentiel numéro 1 résidait dans la sortie de la sandbox à 8 mois qui me faisait penser que le trafic pouvait croître tout seul. J'incluerais aussi ici l'approche de Noël qui était une belle occasion de vite générer plus de revenus en profitant d'une période faste. Et enfin la variété des produits et la fréquence de sorties de nouveaux modèles du produit vendu qui démontraient un potentiel en termes d'alimentation en contenu / produits à vendre assez forte.

Comme tu le vois, la valorisation d'un site passe donc par une analyse bien plus avancée que simplement les revenus mensuels qu'il génère à un moment T. Et si tu es en phase de valorisation d'un site (achat ou vente), je pense que ces données t'aideront à mieux cerner le prix "réel" du site en question !

Bonus : négocier le prix d'achat du site

Dans une première version de cet article, je n'avais absolument pas intégré cette donnée. Pas qu'elle ne me soit pas passée par la tête, mais dans mon cas, il n'y a simplement pas eu de vraie négociation de prix mise à part celle de définir avec le vendeur un ratio autour de x15 + suppléments liés à des investissements divers (contenu, design, etc).

Mais dans le cadre d'un achat plus important, la phase de négociation est tu t'en doutes absolument critique.

Car "valoriser" un site ne veut pas dire que tu dois payer le prix en question. Une fois que tu as un chiffre établi sur des données solides (celles qu'on vient de voir), ​libre à toi de discuter "argent" avec le vendeur :).

Et pour parler de cette partie, qui mieux que Nicolas qui vient récemment d'investir plusieurs dizaines de milliers d'euros dans le rachat d'un de ses concurrents (c'est un tout petit peu plus bas, tu vas voir, y'a du gros chiffre partagé 🙂 )!​

Un gros rachat de site implique de la négociation, une étape clé​

Lorsque le montant d’un rachat se compte en dizaine de milliers d’euros, une étape s’ajoute et elle est la plus importante, il s’agit de la négociation.

Généralement, dans de telles transactions, l’intégralité des conseils pré-cités est bien comprise de l’une et l’autre des parties, ne reste alors « que » l’entente sur le montant de la vente et bien souvent, ce sujet prend plusieurs mois, voici quelques billes pour sortir « vainqueur » d’une négociation…

Des qualités infaillibles à avoir :

Comme dans le SEO basique, les qualités de négociation se rapprochent des compétences que doit avoir un référenceur/éditeur de site dans la vie de tous les jours. Elles sont représentées par :

  • L’assurance et la pertinence : moteur de votre expertise ! Lorsque vous allez démarrer une négociation, vous aurez déjà en tête le prix maximum d’achat que vous souhaitez réaliser. Votre objectif sera alors de trouver suffisamment d’arguments pour que le tarif proposé initialement par le vendeur atteigne au moins ce montant maximum, ou mieux, qu’il soit encore plus bas.

Pour cela, demandez l’intégralité des métriques qui vous aideront à « trouver des failles » dans le projet et fouillez votre future acquisition (Google Analytics, Accès au FTP, analyse du contenu, des liens, de la tendance du secteur, trouver des bugs, des outils obsolètes…)

  • La rigueur et l’honnêteté ! Vous devrez formuler vos offres de rachat en temps et en heure afin d’amener la confiance du vendeur jusqu’à vous, vous plaçant ainsi en tête des potentiels racheteurs, mais également en vous offrant la possibilité de baisser le tarif si le vendeur sent que vous lui facilitez les modalités de la transaction.
  • L’ouverture ! Si côté vendeur, il faut mettre de côté les « sentiments » que l’on a pour son projet en vente, il ne faut pas oublier que côté acheteur, tous les vendeurs ne sont pas aussi détachés que cela de leur site.

Une erreur serait d’ignorer l’aspect affectif porté par certains vendeurs et de vouloir écraser cette partie « humaine » par de gros chiffres. Si l’objectif est bien de racheter le projet en vente, faites preuve d’ouverture et rassurez un vendeur qui serait un peu trop « collé » à son site internet, par exemple en lui racontant l’avenir que vous voyez à la reprise de son projet.

  • La patience ! Il s’agit certainement de la qualité la plus représentative d’une négociation de site internet de grande envergure. Les différents échanges de mails, rendez-vous Skype et autre coup de téléphone vont faire mûrir l’état de la négociation, mais cela prendra du temps. Pour un projet supérieur à 50’000€ que vous souhaitez négocier à 25-40% du prix, il vous faudra parfois 1 an pour que la transaction aboutisse.

Note : ne répondez jamais trop vite après une nouvelle proposition, laissez un temps de « macération » d’au moins 3 semaines.

  • La réactivité ! Enfin, la dernière ligne droite de la négociation sera votre capacité à faire en sorte que la migration du site internet se fasse dans les meilleurs délais. Cette partie concertant le transfert des actifs (contenu, fichiers, outils et nom de domaine) est notée dans le contrat de cession que vous devrez signer. Attention, si votre « accueil » du site internet est bancal, cela pourrait bien vous coûter des mois de négociation, on pourrait mixer la réactivité avec la rigueur !

Avis d'expert avec Nicolas de StudioClick

Editeur de sites


Nicolas Robineau

Les conseils donnés plus haut sont les plus importants, et je n’aurais à ajouter que la preuve par l’exemple.

Nous avons effectué cette année le rachat d’un site concurrent pour la somme de 70 000€. Notre portail de jeux Tirage-Gagnant.com s’est offert le site LoteriePlus.com, en place depuis 2004.

  • La négociation a duré 8 mois pour une prise de contact en octobre et une signature mi-juin.

  • Le tarif demandé initialement (100’000€) a été réduit de 30% grâce à de nombreux allez/retour avec la technique de la « macération ». À cela s’est ajoutée la confiance apportée dans notre structure par des facilités de paiement, des échanges avec notre équipe technique, le tout pour rassurer le vendeur et assurer une bonne vente.
  • En plus du « rabais » sur le montant de la transaction, un paiement différé et échelonné a pu être signé, ne négliger par ses « facilités » de paiement ! En effet, lorsque vous voyez que la négociation atteint le point critique auprès du vendeur, proposez une partie fixe et une partie différée, vous permettant ainsi d’honorer cette deuxième part de paiement via les revenus générés par votre nouvelle acquisition.
  • Mettez de la relation humaine dans votre transaction. Si l’objectif est très business des deux côtés, n’oublions pas que nous sommes des êtres humains, dotés de conscience et d’intelligence. Si vous en avez la possibilité, signez le contrat dans un endroit neutre et « IRL » (ici dans un restaurant), cela consolidera les liens créés initialement, et qui sait, à ce type de montant, votre vendeur a peut-être d’autres projets ou un carnet d’adresses qui sera rempli, mieux vaut l’avoir de votre côté !

Surtout, restez intègre et honnête ! Sortir « vainqueur » d’une négociation sera finalement toujours représenté par un match nul gagnant/gagnant qui permettra une livraison du projet dans les meilleures conditions possibles.

Ce que j'ai fait pour rentabiliser ce site

Ok, depuis le début je t'explique que ce site était un bon investissement. Je t'ai montré comment j'ai "analysé" celui-ci avant de me décider, maintenant laisse moi t'expliquer un peu ce que j'ai concrètement fait, une fois le site entre mes mains, pour le rentabiliser au plus vite.

En toute transparence... je n'ai pas fait grand chose. J'aurais vraiment (vraiment vraiment) pu faire beaucoup plus. Et pour pas te laisser sur ta faim, je couvre une partie de ces choses que j'aurais pu mettre en place pour aller plus loin dans la prochaine section.

Mais pour l'instant, voilà ce que j'ai vraiment fait sur ce site pour qu'il me rapporte plus, et plus vite que ce que j'avais investis dedans...

Optimiser le taux de clic vers Amazon

C'est là que j'ai effectué le plus "gros" du travail, en multipliant les opportunités de passage à l'action pour mes visiteurs, et en augmentant ainsi le CTR (Click Through Rate ou Taux de Clic en Français) depuis mon site vers Amazon.

Comme tu le sais sûrement, la politique de cookies d'Amazon est particulièrement avantageuse, et il y a donc un intérêt certain à poser le tien sur un maximum de personnes afin de bénéficier de leurs achats effectués par la suite, que ce soit ou non sur les produits initialement mis en avant.​

Pour augmenter mon CTR j'ai donc immédiatement ajouté 4 éléments sur le site :
Disclaimer : tous ces outils ont été ajoutés via Thrive Theme (lien affilié).​

  • Un "Screen Filter" avec affichage immédiat sur la totalité du site : le but étant de tout de suite pousser au passage à l'action via un push des "promos" Amazon.
screen filter amazon

Exemple de screen filter testé (oui j'ai caché l'image pour protéger la niche 🙂 )

  • Un "ribbon" en haut de page : pour "rappeler" les promos trouvables sur Amazon, avec renvoi vers la catégorie "bons plans". Affichage immédiat et en continu (sauf si fermé par l'utilisateur). Disclaimer : l'utilisation du mot clé "promo" n'était pas forcément une bonne idée hors soldes car cela peut induire en erreur. A remplacer par "bons plans" afin de ne pas faire une publicité mensongère qui pourrait être potentiellement pénalisable par Amazon.
ruban promo amazon

Exemple de ruban promotionnel poussé sur le site

  • Une pop up de sortie : pour "rattraper" les visiteurs qui sont prêts à partir de mon site en les invitant à continuer leur recherche sur Amazon. Une exit pop-up personnalisée pour chaque catégorie d'articles afin que cela soit le plus convaincant possible. 
exemple exit pop up amazon

Exemple de pop up de sortie personnalisée

  • Ajout d'un appel à l'action "produit" en colonne de droite : 1 appel à l'action par produit. Un peu de boulot donc, mais facilement sous-traitable. J'ai fait réaliser une vingtaine de ces bannières poussant à cliquer pour ACHETER le produit présenté sur la page par un freelancer.
banniere produit

Exemple de bannière produit en side-barre

  • J'ai aussi testé un script de redirection automatique, qui renvoyait sans action de sa part le visiteur vers Amazon après quelques secondes d'affichage de la pop-up mais arrêté au bout de quelques jours car c'était vraiment trop... agressif et surtout pénalisable par Amazon :).​ Je ne vous le conseille donc pas forcément...

Être patient

Tous les outils mis en place ont directement boosté le nombre de clics générés vers Amazon, et donc les ventes à trafic égal. Mais la 2ème vraie "action" réalisée sur ce site a tout simplement été ... d'être patient !

Je l'ai expliqué plus haut, j'ai acheté ce site à l'approche de ses 6 mois. Et mon pari était que celui-ci n'était pas encore sorti de sa "sandbox" et que 1 à 2 mois plus tard, il pourrait bénéficier d'un boost "naturel" de la part de Google.

Ce boost a été largement amplifié par la période de Noël qui a fait bondir les recherches sur les mots clés sur lequel le site était positionné. Mais même après les soldes de Janvier, le trafic est resté 2 fois plus élevé environ qu'au moment de l'achat, sans ajout de contenu ni d'opération de linkbuilding.

Le boost de trafic allié aux efforts de génération de clic a donc rapidement fait grimper le chiffre d'affaire, et permis de rentabiliser l'investissement de façon très rapide compte tenu du travail effectué.

Cette question d'ancienneté fait bien évidemment de ce site un cas très particulier tu t'en doutes, et il sera difficile de répliquer cette stratégie souvent dans le futur (pas tous les jours qu'on tombe sur un site aussi neuf et quali...). 

Pour mes prochains achats, l'ancienneté sera donc un élément que je prendrai en compte (on ne sait jamais), mais les éléments d'analyse cités plus hauts auront forcément un rôle plus important à jouer !

Ce que j'aurais pu faire pour faire encore mieux...

Bon, je suis plutôt content des résultats obtenus avec l'investissement très limité consenti pour faire grossir le site. Mais je dois reconnaître que j'aurais pu faire bien plus...

La principale raison pour laquelle je n'ai pas mis plus d'énergie dans ce site est que j'ai eu du mal à m'intéresser à la niche... Je savais que mon pari (investissement "jeune" + optimisation CTR) pouvait porter ses fruits ​et me permettre de rapidement rentabiliser l'achat, mais je n'ai pas réussi à trouver une motivation supplémentaire pour développer celui-ci.

​C'est donc un des points noirs de cet investissement, que j'aurais aimé être dans une niche ou sur un site plus proche de mes centres d'intérêts (ou de mes niches existantes) pour bénéficier d'un effet de levier d'un point de vu motivation OU stratégies de développement déjà travaillées.

Je vais quand même partager avec toi une partie du plan d'action que je m'étais préparé, car même si je ne l'ai pas déroulé, il peut te donner des idées d'actions "simples" à réaliser quand tu achètes un site.​

Ajouter du contenu

Basique. 

99 revues de produits étaient déjà en ligne, mais la niche comptait plusieurs sorties de nouveaux produits PAR MOIS. J'aurais donc parfaitement pu mettre un rédacteur sur le sujet pour produire chaque mois de nouvelles reviews et continuer d'alimenter le site, tout en allant me positionner sur de nouveaux mots clés à belle intention commerciale.

En réalité, pour être totalement honnête, c'est justement la fréquence de sortie des nouveaux produits qui m'a un peu refroidi... Je n'ai pas trouvé l'envie de publier sur le site 4-5 nouveaux articles par mois, et ai donc décidé de capitaliser sur l'existant au lieu du neuf.

Pas forcément la meilleure stratégie sur le LONG TERME tu t'en doutes, et si tu achètes un site dans une niche où de nouveaux produits sont lancés de façon régulière (rappelle toi le conseil de Fabien sur les produits périssables), je t'invite à le prendre en compte dans ton analyse, car c'est un excellent atout (nouveaux produits = nouveaux contenus faciles = nouvelles opportunités d'attirer visiteurs et ventes), mais c'est aussi un travail à faire régulièrement, qui demande donc plus d'investissement que sur un site où le contenu est plus "froid" (exemple la pharma, où les produits sont là pour plusieurs années, et où les nouveautés ne sont de loin pas mensuelles !).​

Copier les backlinks de mes concurrents (au moins)

Mon site disposait de plusieurs gros concurrents, rendant le travail d'identification de backlinks assez facile.

J'ai effectué ce travail dès l'achat du site, sortant la liste des liens de plusieurs de mes concurrents (via aHrefs), mais sans jamais travailler dessus.

C'est l'une des actions de base que je pourrais te recommander d'effectuer. Avant même d'aller bosser sur des opérations d'outreach plus avancées, si tu es capable d'aller chercher quelques bons liens de sites pointant déjà vers tes concurrents, c'est un excellent début !​

C'est aussi un bon moyen de lister des idées d'opérations plus poussées, de noms à mettre dans une liste de créateurs de liens, voire de partenariats possibles sur ton site.

Dans mon cas par exemple, j'avais noté que plusieurs marques faisaient un lien vers un site concurrent, et que tous ces liens correspondaient à des tests probablement "demandés" par ces marques auprès d'un site disposant désormais d'une forte autorité sur la niche. 

Trouver les liens de ses concurrents avec aHrefs

Lancer 2-3 opérations d'outreach quali

Au delà de simplement copier les liens de mes concurrents, j'aurais bien évidemment pu appliquer quelques techniques d'outreach plus avancées. Après tout, c'est ce que j'ai parfaitement réussi à faire sur d'autres niches, aucune raison de ne pas y arriver sur celle-ci !

Mais bon, encore une fois, j'ai fini par trouver plus intéressant de me concentrer sur mes sites existants générant des revenus bien plus importants que de passer du temps sur celui-ci.​

Infographie, ​guides avancés, round-up d'experts, comparatifs saisonniers, listes de cadeaux pour Noël, les idées ne manquaient pas pour le coup ! Mais... le temps et la motivation si 🙂 .

Optimiser (encore plus) le CTR et la conversion

Les améliorations apportées ont déjà permis de booster considérablement le taux de clic de mes visiteurs vers Amazon. Mais tout peut toujours être amélioré ! Et si tu investis dans un site avec l'objectif de le faire grossir plus que ce que j'ai fait, continuer à tester est une excellente idée.

Tester les messages, les couleurs, les appels à l'action, les outils, bref, faire en sorte de ne pas se reposer sur ses lauriers et de toujours challenger l'existant !

Côté conversion, même je pense qu'Amazon était la meilleure solution, j'aurais pu ajouter des tableaux comparatifs et / ou tester le renvoi de trafic vers d'autres marketplaces afin d'analyser les différences de conversion

Développer une présence sur les réseaux sociaux

Un bon complément au trafic organique est forcément de booster la présence d'un site sur les réseaux sociaux.

Ce n'est pas facile dans toutes les niches, et cela demande (encore une fois) un travail supplémentaire, mais si l'investissement en vaut le coup et que tu te positionnes sur le long terme, c'est une stratégie qui peut s'avérer très efficace !

​Sur mon site dans la niche canine, c'est ainsi la page Facebook qui a quelque peu "relancé" mon intérêt dans le développement de celui-ci. Alors que le site a longtemps plafonné à quelques milliers de visiteurs par mois, et m'a souvent poussé à me demander quoi en faire, le fait d'atteindre en seulement quelques mois plus de 48 000 fans sur Facebook m'a incité à retravailler sur un plan de développement avancé pour le site (je publierai un article sur cette étude de cas d'ici quelques temps).

croissance facebook

Une courbe de croissance qui m'a remotivé à bosser sur le site !

​Les réseaux sociaux peuvent à la fois être une source de trafic pour ton site, mais également simplement un pool d'audience complémentaire utilisable par la suite pour promouvoir tes produits, recruter des adresses emails, ou même renforcer ton image de marque (mon site sur les chiens est plus connu pour sa page que pour son contenu et m'a permis de décrocher plusieurs partenariats très intéressants avec des grosses marques du secteur) et augmenter la valeur perçue de ton business.

Constituer une base de données & développer la gamme de produits

Ok, ça c'est bonus. Car franchement, sur cette niche précise, ça n'aurait clairement pas été très utile, il valait mieux renvoyer directement le trafic vers Amazon. 

Mais dans une autre niche, il peut être intéressant d'identifier des opportunités de monétisation AUTRES que celles initialement en place sur le site. Par exemple la possibilité de vendre ton propre produit, ou simplement de proposer des produits complémentaires en affiliation (formation par exemple) en plus des produits déjà existants.

Prenons par exemple un site dans la niche "développement personnel" qui ne vendrait qu'un eBook en "direct" au moment de ton achat, et n'exploiterait pas du tout la possibilité de recruter des emails via un guide gratuit amenant dans un tunnel de vente où pourront être proposés de multiple produits (de l'eBook, à la formation, au coaching, au séminaire, etc...)

Tu vois l'idée ?

Et au final, pourquoi, comment et à qui re-vendre mon site ?

Je t'ai expliqué de A à Z comment je m'y suis pris pour analyser ce site AVANT de l'acheter, puis comment je m'y suis pris pour l'optimiser afin de le rentabiliser et de le préparer à une revente, mais je n'ai absolument pas encore parlé de la VENTE en elle-même. ​Alors allons-y !

Pourquoi revendre ce site ?

Je l'ai partagé plus ou moins en fil rouge dans l'article, mon investissement dans ce site était presque aussi affectif que stratégique. Affectif car le site avait été lancé par une personne que j'avais formé, et stratégique pour toutes les raisons évoquées plus haut.

Mais je l'ai aussi mentionné, après avoir procédé aux quelques petites optimisation en termes de taux de clic, et avoir profité du boost "organique" lié à la sortie de la sandbox, je n'ai pas cherché (ni eu la motivation tout simplement) d'investir de façon poussée sur ce site.

​Après avoir recentré mon activité sur 3 thématiques uniquement au cours de ces 12 derniers mois, ce site n'entrait simplement pas dans ma stratégie moyen / long terme, et m'en séparer était donc une façon 1) de me libérer d'un actif qui n'allait pas continuer à croître sans travail et 2) de dégager du cahsflow à investir dans mes sites "stratégiques".

Comment et à qui le revendre ?

Tout comme pour la question de l'achat d'un site, je trouve que la notion de "confiance" est importante au moment de la vente.

Certes, cette fois c'est moi qui vais encaisser de l'argent, et je ne suis donc plus en position de prise de risque, mais je suis par contre dans la position de celui qui doit inspirer confiance au prochain propriétaire du site !

Et j'aimerais te dire qu'il y a des techniques de sioux pour arriver à se rendre plus "digne de confiance", mais en réalité... Je ne crois pas en connaître. Ma force pour vendre facilement et rapidement ce site a tout simplement été de miser sur mon image publique, via ce blog et le réseau qu'il m'a permis de constituer au cours de ces 2 dernières années.​

Et c'est exactement ce que partageait avec moi Thibault, que j'interrogeais par email sur son expérience en tant que vendeur. 

Avis d'expert avec Thibaut de Demarretonaventure.com

Editeur de sites, blogger & expert en GrowthMarketing


Thibault de Demarretonaventure.com

Mon expérience en tant qu'ancien vendeur de sites de niche m'a appris une chose intéressante. C'est bien d'avoir un site de qualité à vendre, mais si vous n'avez pas accès aux acheteurs français ça ne sert à rien.

Mon blog m'a permis d'entrer en contact avec des clients potentiellement intéressés et avec le temps, j'ai pu recueillir une liste d'une cinquantaine d'email d'investisseurs potentiels.

J'ai vendu plusieurs dizaines de sites de niche, mais pour 90% de ces sites seulement aux 5 mêmes acquéreurs (entreprises et personnes privées).

Comment j'ai procédé ? Dans ma newsletter et mes articles de blog j'ai pris l'habitude de laisser un message qui invitait les potentiels acquéreurs de site à me contacter. Puis, à chaque fois que je décidais de vendre un ou plusieurs sites je contactais l'ensemble de la liste.

Résultat ? Il n'y a pas un site à moins de 1000 euros que je n'ai pas vendu en 48 heures ou moins.

Profitez donc de votre présence en ligne pour recueillir au plus tôt cette liste de potentiels acheteur, ils vous faciliteront la vie en temps voulu !

C'est donc précisément le process que j'ai suivi.

Pas en envoyant un email à ma database (cela m'est venu en tête, j'ai même pensé rédiger un article un peu comme celui-ci, mais dans le but de "mettre en vente officiellement" le site), mais en "passant le message" auprès de mon réseau.

Au final, la vente s'est conclue ici même, à Bali, en terrasse et en buvant un café (ou peut-être un jus de noix de coco) avec un compère éditeur de site, rencontré grâce à ce blog, et à qui j'expliquais mon intention de vendre ce site pour ré-investir dans une autre partie de mon activité.

La bonne personne (éditeur de sites monétisés via amazon), au bon moment, et le tour était joué. ​Au moment où je finalise cet article (long, long, long je sais), les derniers éléments de transfert du site sont en cours, et je suis officiellement l'heureux propriétaire de 1 800,00€ à investir dans pleins d'articles pour mes sites restants :).

Un mot sur la partie légale & le contrat de cession

Soit tu fais les choses bien, soit tu ne les fais pas, right ?

Donc même si de mon côté, il ne s'est rien passé d'un point de vue légal (pas de contrat ou quoi que ce soit de compliqué), voici quelques informations plus... avancées​ fournies par quelqu'un de bien calé dans le domaine en la personne de Sébastien qui partage quelques points "techniques" liés à la cession d'un site.

Avis d'expert avec Sébastien de Dealing-Room

Conseil en cession / reprise de e-business et éditeur de la plateforme Vente2site.fr


Sebastien Blanchard

A moins de créer un nouveau site ou service en ligne sur la base d'une idée réellement novatrice, racheter un existant avec du trafic et du chiffre d'affaires est bien souvent plus avisé qu'une création pure.

Mais encore faut-il sécuriser la transaction et ne pas prendre le risque d'une requalification ou nullité à posteriori du rachat (les problèmes surviennent uniquement quand le repreneur cartonne et que le cédant se sent alors floué...).

Pour reprendre un site web (e-commerce, site média, SaaS etc...), il n'est pas toujours nécessaire de racheter les parts d'une société (attention dans ce cas à la garantie de passif) ou finaliser la transaction sous la forme d'une cession de fonds de commerce électronique (type de transaction qui répond à un formalisme contraignant, mais qui protège l'acheteur).

Bien ficelé, un simple contrat de cession d'actif suffit dans de nombreux cas, à partir du moment où il n'y a aucun salarié repris.

En revanche, lors d'une cession d'actif en direct entre acheteur et vendeur, il est préférable de passer par une plateforme Tiers de Confiance pour faire coïncider paiement d'une part et transfert des éléments du site d'autre part (à l'image de ce que font les plateformes de vente de noms de domaine comme Sedo).

L'acquéreur ne paie pas directement le vendeur, il verse à la signature du contrat de vente le prix de cession du site à une Plateforme qui ne paie ensuite le vendeur que lorsque tous les éléments du site sont bien transmis, tel que précisé par le contrat de vente : ndd, accès serveur, contrats clés, assistance dans une éventuelle migration serveur (les risques et responsabilités doivent dans ce cas être clairement précisés), mises en relation (exemples : expert SEO qui s'occupe habituellement du site, développeur, admin système etc...), base de données, formation/savoir-faire...

Attention aux droits intellectuels sur les textes, les images du site repris, il est important pour l'acquéreur aussi de se protéger à ce niveau en intégrant des éléments déclaratifs du cédant dans le contrat sous seing privé.

Note de Kévin : des éléments bien entendu adaptés à des transactions plus importantes (du style celle de Nicolas évoquée plus haut) et dont tu n'auras pas à t'occuper si tu te contentes de petites transactions comme la mienne sur ce coup 🙂 .

EDIT : suite à l'intervention de Yann de Yanndecoopman.com, voici quelques précisions supplémentaires qui peuvent s'avérer très utiles pour renforcer un contrat de cession et qui viennent parfaitement compléter les premières informations fournies plus haut :

  • ​L'intégration d'une clause de non concurrence : le but n'est pas d'acheter un site à quelqu'un qui en relance un de suite dans la même niche et disposant de tous les contacts, les réseaux, les contenus, etc... Une petite précaution utile donc :).
  • Intégrer un earn-out afin de bénéficier de l'aide du vendeur durant une période à définir avec lui pour t'accompagner dans la prise en main du site. Très utile si l'activité implique quelques activités "techniques".
  • Ajouter une clause d'annulation de vente si le site est frappé d'une pénalité Google sous les 6 mois par exemple afin de te protéger en cas de gros investissement (ça a sauvé Yann sur un investissement de 80 000€ !).
  • Contractualiser que les liens vers le site ne vont pas disparaitre avec la revente est une bonne idée à une époque où chacun dispose de son propre réseau de sites.
  • Si la monétisation repose sur un contrat d'affiliation au revenu share par exemple (courant dans le gambling, les paris sportifs, parfois la pharma), il convient de contractualiser ce qu'il advient de ces revenus (ce qui est conservé par le vendeur et ce qui est transmis). La cession d'un compte affilié n'était pas toujours possible si le vendeur conserve une activité dans le domaine...
  • Astuce bonus pour la négociation, intégrer un paiement étalé sur plusieurs années fiscales est une chose commune dans les gros investissements.

Le bilan & la suite

Voilà. Près de 10 000 mots et une 12aine d'heures de travail plus tard, c'est le moment de rédiger ma conclusion.

Avant toute chose, j'ai envie de dire MERCI aux "experts" qui ont joué le jeu pour faire de cet article un truc 10x meilleur que ce que j'aurais pu faire tout seul.

Si tu as appris quelque chose aujourd'hui, ou même juste pour leur dire MERCI d'avoir partagé, un petit tweet leur fera sûrement plaisir !

Merci à @Investirenslip, @EmpireFlippers, @SitePenalise, @labisse, @fabienr34 pour leur partage !

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Mais aussi à @maximilien912, @MoiseLeGeek, @eseoref, @thibPatouillard et @vente2site, vous êtes géniaux 🙂

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Ensuite, c'est sans aucun doute une première expérience très positive, qui même si elle n'a pas été optimisée (cf tout ce que j'aurais pu mieux faire et que je n'ai pas fait...), a eu le mérite de me confirmer qu'il était possible d'investir / optimiser et revendre un site sans trop de souci à partir du moment où on procédait de façon stratégique.

Mes projets actuels m'empêchent d'investir immédiatement dans un nouveau projet similaire, mais j'ai en tête de renouveler l'expérience dès que j'en aurai l'occasion.

Cette fois via l'achat d'un actif plus établi, probablement avec une database existante (merci Seb !), probablement dans une niche proche de celles où je suis actuellement pour profiter d'un effet levier, et avec l'objectif de réellement investir dedans (et pas juste d'y apporter quelques modifications pour le revendre en moins d'un an).

Sur un prochain investissement, je veillerai donc à sélectionner une niche qui me passionne un peu plus que le site décrit dans cette étude de cas, et avec un potentiel de croissance / diversification plus poussé pour être capable de capitaliser au maximum sur mon savoir-faire et apporter une réelle valeur ajoutée à celui-ci.

D'ici là, j'ai prévu de ré-investir une très grosse partie du cashflow récupéré dans la croissance de mes sites actuels, afin d'en préparé 1 ou 2 à une revente intéressante dans les mois qui viennent. ​


Réflexion & Opportunités liées à l'Achat / Vente de sites

Suite au lancement de mon offre de business clé en main, j'ai reçu plusieurs emails me demandant si j'étais vendeur de sites déjà "live" (avec du trafic, et des revenus même minimes).

La réponse à ce jour est non, en lançant cette offre, j'ai cherché à apporter la pièce manquante à ma formation initiale en donnant de suite la théorie et l'occasion de pratiquer ça sur un site neuf, prêt à être "arrosé" comme je l'explique sur ma page de présentation.

En rédigeant cette étude de cas, et après avoir discuté avec plusieurs lecteurs, j'ai bien compris que c'était cependant un besoin réel et différent de ce que je peux actuellement proposer.

Je réfléchis donc à collaborer avec des éditeurs de site cherchant vendre certains de leurs actifs, et à proposer ces sites sur le blog. Projet en cours donc, et si tu es dans ce cas (vendeur de sites en recherche d'audience), n'hésite pas à me contacter pour en discuter.

Et si tu cherches des sites déjà établis, stay tuned, cela pourrait arriver d'ici quelques temps :).

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