9

Pourquoi je n’ai pas peur de TOUT partager sur ce blog ?

Pas peur de tout partagerLa semaine dernière, après la publication de mon rapport d’activité du mois de Février, j’ai reçu un message assez spécial d’un lecteur. Celui a été posté directement via les commentaires et est donc visible publiquement par tous (je ne supprime jamais de commentaires, même s’ils sont négatifs).

message lecteur kjourdan.com

Je dois avouer qu’en lisant les 3 premières lignes, je me suis posé la question d’où Tom souhaitait en venir, et je m’attendais à une critique assez féroce de ma façon de travailler. Pas que cela risque d’impacter ma façon de faire, mais bon, personne ne lit jamais avec plaisir un commentaire négatif sur ce qu’on essaie de faire avec toute son énergie 🙂 .

Mon expression crispée s’est vite transformée en sourire en poursuivant la lecture du commentaire (Merci Tom !). Et si j’ai de suite apporté une réponse via commentaire à Tom, il m’a semblé intéressant de rédiger un article plus complet sur la façon dont je développe ce blog.

Pas pour me justifier, ni pour vous convaincre de quoi que ce soit, mais pour partager avec vous ma vision. La façon dont je vois cet outil de communication qu’est Kjourdan.com, ce qu’il représente pour moi et ce que j’espère qu’il représente pour vous.

Je n’ai rien inventé… !

Tout d’abord, je dois insister sur le fait que je n’ai absolument RIEN inventé. J’aurais bien aimé être l’un des premiers à lancer cette tendance du partage absolu, mais non. D’autres l’ont fait bien avant moi, et je n’ai en réalité fait qu’appliquer une méthode qui a fait ses preuves, mais qui a également eu un impact MAJEUR sur mon activité.

Lorsque j’ai lancé mes premiers sites de niche en 2012, je n’avais pas ou peu d’idées sur le domaine. J’avais quelques amis qui gagnaient leur vie en créant des projets dans ce style, et tout ce qui m’intéressait c’était de tenter ma chance et d’essayer moi aussi d’aller chercher un complément de revenu en plus de mon salaire d’employé.

J’ai donc monté mes premiers sites (2 ou 3 si je me souviens bien), avec zéro connaissance. Pour tout vous dire, je n’avais même pas installé WordPress sur ces premiers sites… J’avais simplement uploadé un fichier HTML en remplacement du fichier INDEX sur le ftp de chacun des sites… Atroce…

Pas de CSS, pas de mise en page propre, juste une horrible page HTML avec quelques lignes de contenu et 2 ou 3 images renvoyant vers un site de vente en ligne de produits pharmaceutiques.

exemple premiers sites

Ugly, right?

Pendant 1 an environ, ces sites ont végété. Je ne m’y suis pas vraiment intéressé, jusqu’au jour où à force de recevoir des emails de Paypal m’informant de paiements refusés (j’ai longtemps crû à un SCAM), je me suis décidé à aller voir de quoi il s’agissait, et me suis rendu compte qu’une société avait tenté 4 ou 5 fois dans les derniers mois d’effectuer un virement sur mon compte, sans succès.

Après avoir creusé un peu, j’ai réalisé que la société en question était en fait HealthTrader, la plateforme d’affiliation pharmaceutique que j’avais utilisée pour mes liens affiliés sur les sites lancés presque un an auparavant. Et surtout qu’en l’espace d’un an, de 3 sites complètement atroces, et de zéro lien entrant, j’avais généré la modeste somme de 400€.

400€ sans avoir (presque) rien fait… C’est là que j’ai eu un déclic, et que je me suis dis qu’il fallait que je me penche sur le sujet pour essayer de comprendre comment cela s’était produit, et surtout comment j’allais pouvoir poursuivre cela ! C’est là que j’ai découvert (grâce à un ami) les blogs de Pat Flynn et de Spencer Haws.

2 exemples, presque des mentors !

Pat est l’auteur du blog SmartPassiveIncome.com. Ce site a été lancé en 2007, cela fait donc maintenant près de 8 ans que Pat publie régulièrement, et en toute transparence les résultats de ses tests, ses succès, ses échecs, mais aussi sans aucune pudeur, ses revenus.

S’il a démarré avec des sites de niche, Pat a depuis bien élargi son activité et compte pas moins de 3 podcast, intervient régulièrement dans des conférences à travers le monde, et a même il y a peu lancé son propre logiciel de diffusion de podcast. En 2014, Pat a frôlé le million de dollar de revenu avec son activité. La preuve s’il en est qu’être transparent n’est pas un frein à la croissance de son business 🙂 .

Spencer publie lui sur le site NichePursuits.com. Un peu plus ciblé, Spencer ne travaille « presque » que sur des sites de niche. D’abord sur des petits sites (il explique avoir compté plus de 200 sites), puis plus récemment sur des projets bien plus ambitieux, avec une orientation site d’autorité.

Si Spencer ne publie pas la totalité de ses revenus mensuels, il partage cependant en toute transparence le CA de plusieurs de ses sites de niche dans le cadre d’étude de cas très inspirantes, et surtout très détaillées (de vrais guides).

La sensation de retourner à l’école (en mieux !)

A partir de là, c’est comme si j’étais retourné à l’école. Une école où on m’aurait appris à installer WordPress, à utiliser des plugins pour faire des choses qui me semblaient n’être faisables qu’avec un solide background de codeur, mais aussi à étudier les mots clés avant de se lancer, à faire du SEO « propre », et à créer du contenu de qualité.

Le tout GRATUITEMENT en plus ! Puisque si Pat et Spencer vendent bien des produits numériques sur leur site, ils ne vendent à ce jour pas de formations.

Une école géniale également puisqu’au lieu d’avoir un professeur qui vous balancerait de la théorie indigeste, j’avais ici face à moi 2 experts dans leur domaine, qui en plus des conseils théoriques très intéressants publiaient en toute transparence les études de cas pratiques correspondant à l’application de ces théories et les résultats obtenus en faisant ainsi.

J’ai donc appliqué à la lettre tout ce que je pouvais lire sur ces 2 blogs (plus quelques autres découverts au fur et à mesure). Et mon business s’est rapidement développé, jusqu’à me permettre, un peu plus d’un an et demi plus tard, de pouvoir démissionner définitivement de mon poste d’employé pour travailler à temps pleins sur mes différents sites.

Un moyen de transmettre le savoir

Lorsque j’ai décidé de lancer ce blog, il me semblait donc tout naturel de le faire en suivant un modèle qui avait parfaitement fonctionné pour moi : celui d’une transparence absolue.

Après tout si j’avais apprécié et bénéficié des conseils et études de cas très concrètes de Spencer et Pat, d’autres que moi apprécieraient sûrement la façon de faire. Et comme (à ma connaissance) personne ne procédait ainsi en France, c’était une belle occasion de lancer quelque chose d’un tout petit peu novateur dans le domaine.

Kjourdan.com est donc avant tout un outil de partage du savoir accumulé au fil des années, mais aussi du savoir que j’acquiers au quotidien via mes tests dans divers domaines : SEO, monétisation, contenu, outils…

Depuis son lancement, j’ai reçu plusieurs messages de personnes m’informant qu’elles avaient grâce à ces informations trouvé la motivation de se lancer, mieux compris certains aspects critiques liés à la création d’un site de niche, optimisé leurs revenus, etc…

Rien que ça est un succès pour moi. Un succès et un plaisir, celui de pouvoir « créer des vocations », et vous permettre comme moi d’un jour vivre de projets qui vous passionnent.

Qu’est ce que je gagne à être aussi transparent ?

Début Janvier, Neil Patel publiait un article extrêmement intéressant appelé « Pourquoi la transparence est le nouveau marketing ? » (en anglais). Il y explique comment le fait de partager en toute honnêteté leurs résultats a aider des sociétés (et pas des moindres) à gagner en visibilité, mais aussi en crédibilité, et au final en termes de revenus.

Je n’ai pas la prétention de me mettre au niveau des Moz ou des Groove, qui pèsent plusieurs centaines de milliers de dollars (voire millions), mais je tiens tout de même à partager avec vous ce que je GAGNE à être aussi transparent. Car ce blog n’est pas qu’un outil de partage, c’est aussi un outil de business.

C’est mon identité sur Internet, ce que les gens trouvent désormais sur Google quand ils entrent mon nom, en plus de mon Twitter et de mon LinkedIn.

Requête Google Kevin Jourdan

Non, Kevin Jourdan Zion n’est pas mon nom de scène 🙂

Mais avoir un blog à son nom ne veut pas dire qu’on devient meilleur du jour au lendemain. C’est le contenu que l’on publie, la qualité de celui-ci, sa régularité, mais aussi le style de celui-ci qui peuvent permettre à terme de se démarquer, et de commencer à en tirer des bénéfices.

Après presque 6 mois à publier sur ce site (ce qui en fait un blog encore bien jeune en soit), voici ce que celui-ci m’a apporté :

  • De la crédibilité dans mon domaine d’activité (SEO, Sites de Niches, mais aussi en tant qu’entrepreneur en général)
  • De nouveaux contacts (bloggers, entrepreneurs, etc)
  • Des partenariats (podcasts, opportunités de collaboration sur des produits numériques, etc)
  • Des clients (les 2 clients en consulting avec lesquels je travaille à ce jour m’ont contacté via ce blog)
  • Des revenus (même si encore limités, le blog m’a déjà permis de gagner quelques centaines d’euros via l’affiliation et le consulting)

Aurais-je eu autant de points positifs à lister si j’avais opté pour un style bien plus « secret », avec moins de données chiffrées, moins d’honnêteté dans mes succès et mes échecs, finalement simplement moins de transparence quant à ma façon de travailler et à ses résultats ? J’ai tendance à penser que non. Mais vous seuls pourrez juger 🙂 .

Toujours est-il que cette façon de faire me correspond, elle est en accord avec la façon dont j’aime travailler, et m’apporte beaucoup. Autant j’espère qu’à vous au final !

Pourquoi je n’ai pas peur de la concurrence ?

C’est une autre question, découlant de mon degré de transparence, qui m’a été posée plusieurs fois ces derniers mois.

Après tout, en partageant comme ça ce que je sais sur la création de sites de niche, en guidant presque pas à pas ceux qui me lisent vers le lancement de leur propre projet, ne suis-je pas tout simplement en train de créer mes concurrents de demain ? Ne suis-je pas simplement entrain de me tirer une balle dans le pied en rendant un domaine déjà bien compétitif encore plus difficile ?

Je ne partage pas cette vision.

Il ne faut pas avoir peur d’être moins bon que les autres

Certes, il n’est pas impossible que des lecteurs de ce blog décident de se lancer dans la création de sites dans la niche canine par exemple, pour venir concurrencer les progrès du site utilisé pour mon étude de cas publique. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à Spencer sur l’un de ses sites rendus publics et ayant vu un nombre de copie incalculable se lancer juste après qu’il ait révélé l’URL de son projet.

Mais après tout, même si un lecteur décidait aujourd’hui de concurrencer ce site en particulier, rien ne dit qu’il réussirait à faire mieux que moi. Et si c’était le cas, ce serait sans aucun doute car il aurait fait un meilleur travail au niveau contenu, référencement et monétisation. Devrais-je dans ce cas être frustré que quelqu’un obtienne de meilleurs résultats que moi en ayant mieux bossé ? Non. Que le meilleur gagne ! 

Avoir peur de la concurrence, c’est donc avoir peu de confiance en ses propres compétences. Ce n’est pas mon cas. Je connais mes forces et mes faiblesses, mais j’ai aussi la conviction que si quelqu’un fait quelque chose de mieux que toi, cela ne sert à rien de se frustrer, c’est au contraire une occasion de pointer du doigt de potentielles faiblesses et de les travailler pour faire mieux la prochaine fois.

Il y a de la place pour tout le monde !

Si l’exemple du site public est bien particulier car il expose à la vue de tous mes mots clés, mes stratégies, mes progrès, etc… Ce n’est pas le cas de tous mes sites. Sauf pour certains de mes clients (ou contacts dans le domaine) qui connaissent quelques uns de mes niches, la grande majorité de celles-ci ne sont pas connus, et donc pas exposées à un risque de concurrence directe.

Et franchement, soyons honnête, des niches potentielles, et des mots clés liés, il y en a des millions ! Et pas qu’en France, car rien ne vous empêche de lancer un site en Anglais, en Espagnol, ou en Indonésien si bon vous semble.

Une niche en français sur le marché français ne présentera pas les mêmes caractéristiques que cette même niche dans une autre langue et dans un autre pays. Les possibilités étant donc quasi infinies, je considère qu’il y a assez de place pour tout le monde, et que par conséquent, il n’y a pas à avoir peur d’un risque de saturation qui impacterait mon activité.

S’il y a de la concurrence, il y a donc un marché, et des choses à apprendre

Si vous lancez un site dans une niche sans AUCUNE concurrence, soit vous avez eu du flair (en la spottant avant qu’elle ne devienne mainstream), soit vous avez réussi un joli coup. Car c’est assez rare de se retrouver dans des situations où la concurrence est vraiment inexistante.

Mais de manière générale, qui dit concurrence dit existence d’un marché, de produits (ou services) monétisables, et surtout de choses à apprendre (sur la façon dont vos concurrents travaillent par exemple).

Ne stressez donc pas si vous réalisez que vous avez opté pour une niche où plusieurs concurrents se livrent déjà une belle lutte, ou si certains apparaissent sur votre niche au fil du temps. Prenez-le comme une opportunité de découvrir de nouvelles stratégies, de nouveaux produits, mais aussi pourquoi pas comme une incitation à ne pas relâcher la pression de votre côté pour ne pas être dépassé par quelqu’un de meilleur dans le futur !

Les « concurrents » sont des partenaires potentiels

Et si vous pensez toujours que quelqu’un travaillant également dans le domaine des sites de niche doit forcément être qualifié de « concurrent », je vous invite à le considérer de la façon suivante : tout concurrent est en réalité un partenaire potentiel.

Pour moi, chaque nouveau lecteur de ce blog qui lance son site de niche devient en réalité une source de revenu potentielle (merci à tous ceux qui ont utilisé mon lien affilié BlueHost par exemple, ou celui de Long Tail Pro), mais aussi un possible partenaire dans le futur.

Que ce soit pour des opportunités de linkbuilding entre nos sites, pour échanger sur des idées de niches, des outils découverts et testés permettant d’optimiser certaines performances, voire même des collaborations sur certains projets, les opportunités sont nombreuses, que la personne travaille ou non sur une niche concurrente à la mienne.

C’est également une des raisons pour lesquelles je vous pousse à partager vos propres expériences via les commentaires à chaque fin d’article.

Car Kjourdan.com n’est pas qu’un site où je publie ce qui me passe par la tête, c’est aussi le début d’une communauté de personnes ayant les mêmes intérêts (et rêves !), et qui ont donc tout à gagner à se parler, à se challenger, à s’entraider. 

Alors qu’en pensez-vous ? La transparence apporte-t-elle un vrai plus pour vous en termes de confiance ? Donnez moi votre avis en commentaire. Je les lirai tous et y répondrait demain en arrivant à Manille où je me rends pour un mois, histoire de reprendre quelques couleurs. A très vite !

Click Here to Leave a Comment Below 9 comments

J'aurais pu lancer un site dans ces 51 thématiques... Tu les veux ? 

close

Yes, je gère mes sites web même d'ici. Et je peux t'apprendre à faire pareil ;-)