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La différence entre travailler pour soi et travailler seul

Mont HallasanDe retour en grande forme après la semaine passée un peu douloureuse, je vous écris aujourd’hui de Séoul où j’achève mon séjour en Corée du Sud. Je vous en dis un peu plus sur ça plus bas, mais avant cela, le sujet de cet article !

L’article du jour n’est pas très long. En fait, il représente plus une réponse à une question qu’on me pose souvent qu’autre chose.

Cette question m’a encore été posée 2 ou 3 fois depuis mon arrivée en Corée, et je me suis dis qu’il était temps de partager mon avis sur le sujet.

« N’est-il pas trop difficile de travailler tout le temps tout seul ? »

C’est en soit une question totalement légitime. Il est vrai que depuis que j’ai démissionné pour me lancer dans l’aventure entrepreneuriale à temps plein, je passe plus de temps “seul” qu’entouré.

  • Je travaille de chez moi (ou du lounge de ma résidence, plus rarement d’un café au coin de la rue)
  • Je déjeune régulièrement seul (pas d’équipe dans mon bureau)
  • Je voyage plus souvent seul (tout le monde n’a pas la liberté de partir en vadrouille en pleine semaine)

Je vous mentirais en disant que je ne me sens JAMAIS seul, et que cela n’a jamais eu d’influence sur mon activité. Mais il serait aussi faux de vous laisser penser que cette solitude est insurmontable et complètement négative.

Alors quelles sont les choses qui me manquent le plus en travaillant seul ? Comment gérer cette « solitude » et faire en sorte qu’elle ne devienne pas un poids dans mon travail au quotidien ? Voici mon expérience.

Ce qui me manque le plus :

  • Le travail en équipe et la sensation de faire partie d’un groupe
  • L’émulation provoquée par le travail en communauté
  • Le fait de pouvoir communiquer de vive voix à tout moment avec du monde
  • Les sessions de brainstorm et occasions de challenger les idées de chacun
  • Le soutien que peut apporter un collègue ou un manager au moment de prendre une décision
  • Le soutien de ces mêmes personnes en cas d’échec (ou de réussite !) d’un projet
  • Les lunchs et after-work !

Les « effets secondaires » possibles du travail en solo :

forever aloneAutant être franc avec vous, il m’est arrivé de me demander si j’étais vraiment fait pour travailler seul. Quand on a pris l’habitude pendant plus de 4 ans de toujours avoir du monde autour de soit, le passage en mode solo est assez rude.

Certes, il est venu avec une excitation énorme d’enfin être indépendant, mais au début, ce sont surtout les sentiments suivants qui ont été les plus présents :

  • L’angoisse de me retrouver seul tous les jours
  • La peur de ne pas réussir sans avoir une équipe pour m’aider dans la prise de décisions
  • Le stress de devoir tout gérer tout seul (plus d’équipe pour déléguer)
  • La sensation de vide face à l’impossibilité (difficulté ?) de partager mes sentiments (positifs et négatifs) avec certains de mes proches.

La différence entre travailler pour soi et travailler seul

not forever aloneEn réalité, ces sentiments sont normaux. Et il n’y a pas de honte « avoir peur de l’inconnu ».

Car c’est exactement ce que c’est : une peur de l’inconnu vis à vis de comment les choses vont se passer, et une absence de préparation à ce que travailler seul implique.

Par manque de préparation, j’entends que quand on se lance, on a tendance à penser que désormais tout tourne autour de soi. Qu’on est le centre du monde (tout au moins de son monde) professionnel. On prend toutes les décisions, on travaille quand on veut, d’où on veut, etc… Et que du coup rien ni personne ne peut, veut (ou doit ?) venir interférer avec ça.

Jusqu’au moment où on réalise qu’il y a une différence entre travailler pour soi et travailler tout seul. Et que travailler pour soi ne signifie pas qu’on doive absolument travailler tout seul.

Travailler pour soi, ça doit être :

  • Le plaisir d’être indépendant
  • La liberté géographique (de travailler d’où on veut)
  • La liberté temporelle (de travailler quand on veut)
  • Le sentiment d’auto-accomplissement
  • L’opportunité de gagner plus qu’en étant salarié
  • (Complétez la liste 🙂 )

Mais cela ne doit surtout pas impliquer d'(e) :

  • S’enfermer dans son monde
  • Rejeter les conseils d’autrui
  • Refuser les critiques (constructives)
  • Eviter le partage de ses émotions (positives et négatives)
  • « S’auto-mutiler » en s’infligeant tout le stress tout seul

Les solutions pour ne pas « rester seul »

En fait, pour ne pas rester seul, il suffit de sortir de chez soi. Ca semble stupide, mais je n’ai pas de conseil plus terre à terre que celui-ci. Il ne tient qu’à vous de faire le premier pas et d’aller vers les autres, d’instaurer le dialogue, le partage, le brainstorm…

Et la pensée originale qui était que personne n’aurait envie de vous écouter et de vous aider est rapidement détruite quand on commence à s’ouvrir. La seule personne qui n’était pas prête à communiquer et à partager, c’était VOUS (moi en l’occurrence à mes débuts).

Aujourd’hui, je m’impose (et le verbe imposer ne sous-entends absolument pas une contrainte douloureuse !) de communiquer et rencontrer de nouvelles personnes toutes les semaines. Voici certaines de mes méthodes :

  • Blogger ! Ce blog est un excellent moyen de communiquer, de partager, voire de challenger certaines de mes idées. Blogger m’aide à organiser certaines de mes idées, assouvir mon envie de partage, mais aussi à élargir mon réseau, tout en construisant une source de revenu potentielle durable dans le futur.
  • « Rencontrer » mes lecteurs. Rien que grâce à ce blog je suis déjà entré en contact avec 4 ou 5 personnes travaillant dans le même domaine que moi, ou aspirant à le faire (un bonjour à Alex, Xavier, Sarah, Fabien…). Plaisant, enrichissant, les mots me manquent. Mais j’espère avoir l’occasion d’échanger de vive voix ou en direct avec encore beaucoup d’entre vous dans le futur !
  • Lancer un podcast. OK pour l’instant il n’y a eu qu’un seul épisode. Mais n’empêche que l’idée principale de ce projet était justement d’entrer en contact avec encore plus de monde, et ce par un moyen plus « humain » que l’écrit. Non seulement j’y prends du plaisir, mais j’en tire également des enseignements, des idées, des conseils… Et cela me permet de partager encore plus de contenu génial avec vous.
  • 1 ou + appel famille / amis par semaine. C’est fou comme on a tendance à « oublier » à quel point il est facile de se parler via Skype quand on vit à l’étranger. Et à quel point un appel de quelques minutes peut vous remonter le moral, vous rebooster, et vous donner un grand sourire. Si tout le monde n’est pas forcément en mesure de vous écouter parler de tous vos projets, il suffit en fait d’accepter que certaines personnes peuvent vous apporter de l’amour, d’autres des conseils, d’autres un simple soutien moral.
  • Appeler et rencontrer mes freelancers. Rien de mieux pour créer une relation de travail forte que d’entrer vocalement ou physiquement en contact avec ses prestataires. Non seulement cela renforce les relations, mais souvent cela permet d’avancer beaucoup plus vite ou de clarifier certains éléments d’un projet.
  • Aller déjeuner… avec d’autres gens. Si j’ai tendance à souvent déjeuner seul, c’est surtout parce que j’aime me retrouver 45 minutes seul, en dehors de chez moi, avec un bon plat (ou sandwich). Cela me permet de me relaxer, de réorganiser mes idées, et de planifier mon après-midi. Mais j’ai pris l’habitude de plus régulièrement rallonger ma pause déjeuner pour avoir le temps de la partager avec quelqu’un. Ami, ancien collègue, prestataire… Un bon moyen de maintenir des relations.
  • Contacter des personnes d’intérêt. Vous êtes passionné par un sujet et adoreriez avoir une chance d’échanger là dessus avec un expert dans le domaine ? Pourquoi ne pas simplement lui shooter un email pour lui faire part de votre envie ? La peur de déranger est une mauvaise excuse. Et les réponses favorables sont bien plus nombreuses qu’on peut le croire 🙂 .
  • Assister à des événements / conférences / workshop. Pour être honnête, cela ne m’est pas encore arrivé assez souvent. Je n’ai pas bien dû chercher la liste des événements web sur Manille. Je suis sûr qu’il y en a cela dit. Mais cela reste une chose que je souhaite faire plus et qui selon moi est un excellent moyen de rencontrer des gens partageant vos centres d’intérêts. A développer !
  • Voyager. Ca pour le coup, je le fais très bien. Et si au début voyager seul peut être intimidant, cela ne dure pas longtemps ! J’adore découvrir de nouveaux environnements. Et avec les lieux viennent les personnes. Une source précieuse d’enrichissement culturel, humain et parfois professionnel !

Entrons en contact !

keep-calm-emailConclusion logique. Vous avez le sentiment de patauger un peu à vos débuts, de pas savoir comment vous organiser, ou simplement l’envie d’échanger sur vos projets ?

Faites comme Fabien ou Sarah qui m’ont récemment contacté pour discuter de leurs idées.

J’ai connu les mêmes moments de doutes que vous et suis reconnaissant envers ceux qui ont su être présents pour m’écouter et m’accompagner. Je serai ravi de « rendre » ce soutien à ceux d’entre vous qui en cherchent.

Alors ne soyez pas timides, shootez moi un email, et planifions un skype ou un café (bière ou whiskey possible) lors de mon prochain passage en France !

Pour finir, mon voyage en Corée

south koreaOn finit sur une touche de légèreté avec quelques lignes sur ce séjour génial qui se termine pour moi en Corée du Sud. Pour ceux qui seraient fans de la culture Asiatique, l’expérience Coréenne est clairement un must-do.

C’est l’automne en ce moment ici, et les paysages sont absolument magnifiques (la photo ci-contre a été prise dans le palace

Gyeongbokgung). Et je vous ne parle pas de la gastronomie locale… J’ai fait une overdose de viande grillée et de légumes locaux !

Mon séjour aura duré 8 jours, ce qui est suffisant pour avoir un bon aperçu du pays, mais certainement pas pour en profiter assez. Voici le programme :

  • Jour 1 : Arrivée à Seoul en soirée. Sortie dans le quartier de Hongdae.
  • Jour 2 : Visite de Séoul via un bus hop-on hop-off. Mauvais choix. Je n’ai pas essayé le City Tour Bus (une autre société), mais je déconseille celui-ci. Nous avons fini par nous rendre nous-même à quelques lieux intéressants (dont le palace ci-dessus).
  • Jour 3 : Visite de Séoul (2) avec la tentative manquée de randonnée du mur de fortification entourant la ville (fermé le lundi), mais au final une belle marche tout de même dans la montagne et dans les villages environnants avant de retourner explorer de nouveaux quartiers de la ville.
  • Jour 4 : Départ pour Jeju Island au sud du pays. Première journée randonnée le long de Olle Trail N°7. Il y a une quarantaine de chemins de rando sur l’île. Dur de savoir si celui effectué était le meilleur ou non, mais en tout cas les paysages sont assez bluffants !
  • Jour 5 : « Ascension » du Mont Hallasan (photo du haut de l’article). 1 950 mètres d’altitude. 6 bonnes heures de marche pour un total de 19,2 km de randonnée. Un démarrage en douceur, mais une fin sur les rotules 🙂
  • Jour 6 : journée (bien trop courte) à Busan, station balnéaire à 40 min de vol de Jeju, toujours au Sud du pays. Plutôt connue pour sa vie nocturne que nous n’avons pas eu le temps d’expérimenter… Une prochaine fois peut être !
  • Jour 8 : Visite du palace principal de la ville (Changeokdung) et après midi au Spa. Une expérience… intéressante ! Soirée à finir cet article avant de rentrer demain matin sur Manille.

C’est tout pour aujourd’hui, je vais tâcher de reprendre un rythme de publication un peu plus régulier après cette semaine bien chargée qui a quelque peu, disons, impacté ma productivité ! 

Comme toujours, n’hésitez pas à commenter. Pour partager votre avis, vos expérience, ou simplement dire bonjour 🙂 A très vite !

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